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OM: Lirola, Wass, Kamara, Benedetto... Longoria explique où en sont les dossiers mercato

En marge de la présentation à la presse de Cengiz Ünder et Luan Peres ce lundi, le président de l'OM Pablo Longoria a évoqué la suite du mercato olympien. Dans le sens des arrivées, et encore plus dans celui des départs.

Il n'a pas chômé depuis le début du mercato estival, mais l'heure n'est pas encore aux vacances pour lui, loin de là. A un peu moins de deux semaines de la reprise de la Ligue 1, le président de l'OM Pablo Longoria sait qu'il a encore beaucoup de dossiers à traiter, comme il l'a expliqué ce lundi, lors de la présentation de l'ailier turc Cengiz Ünder et du défenseur brésilien Luan Peres.

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Pour Lirola et Wass, les négociations se poursuivent

Ce n'est pas un secret, l'OM essaye encore de boucler l'arrivée de deux latéraux: Pol Lirola, déjà prêté la saison dernière par la Fiorentina, et Daniel Wass, à qui il reste un an de contrat à Valence.

"Pour Pol, les négociations avec la Fiorentina sont en cours, a indiqué Longoria. Dans ce marché, ça évolue lentement pour certains joueurs. Comme toujours dans une négociation, il faut arriver au moment où tout le monde est content." Reste à savoir si ce moment est proche, ou non.

Et pour Wass? "On a beaucoup de respect pour ce joueur que j'ai connu à Valence, a-t-il souligné. Il y a un intérêt qu'on a transmis au joueur et au club de Valence. Mais ce sont des négociations difficiles. Wass n'a plus qu'un an de contrat, Valence a essayé de le prolonger, il faut agir en respectant tout le monde, surtout un club que je connais bien. Attendons et voyons les possibilités."

Kamara mis sous pression, Benedetto en salle d'attente

Dans l'autre sens, Longoria n'a pas voulu annoncer clairement un départ de Dario Benedetto, mais a ouvert la porte. "Le mercato est toujours ouvert, le temps des opérations ne dépend pas que de nous, mais aussi des autres clubs, du joueur, a-t-il noté. Benedetto est sous contrat avec nous, c'est vrai qu'il y a des clubs intéressés (Sao Paulo notamment, ndlr), c'est public, mais il faut prendre le temps de négocier avec les autres clubs."

Autre potentiel partant, à un an de la fin de son contrat, Boubacar Kamara a été indirectement mis sous pression par son président, qui ne veut pas du tout le voir partir libre l'été prochain. "C'est une question compliquée, a reconnu le dirigeant. Avoir un joueur en fin de contrat (juin 2022, ndlr), ce n'est pas plaisant, surtout quand le joueur en question vient de votre centre de formation. Je n'aime pas avoir un joueur en fin de contrat dans mon effectif, c'est une réalité. Personne n'est au-dessus de l'institution. La position de l'OM avec tous les joueurs, c'est qu'on ne veut pas les avoir en fin de contrat à la fin de la saison." Autrement dit, il va falloir prolonger ou partir cet été.

Un besoin de vendre, mais pas d'obligation

Sauf que pour vendre, il faut des acheteurs. Et le président phocéen a reconnu qu'il est difficile d'en trouver sur le marché actuel. "Il y a un problème de cash flow, de trésorerie, pour tous les clubs, et donc un problème sur le mercato, décrit-il. On a aussi vu que des marchés, comme en Espagne avec la régulation économique imposée par la Ligue, sont peu actifs. Ils vont avoir du mal à faire des investissements cet été. C'est pareil en Italie, sauf pour l'AC Milan qui a l'argent de la qualification en C1. C'est un marché difficile, mais pas seulement pour l'OM, pour tous les clubs. Il faut que l'argent commence à bouger entre les clubs, alors il y aura plus de possibilités sur le marché."

Et si l'OM a évidemment besoin de faire rentrer de l'argent dans les caisses pour en dépenser, Longoria a bien pris soin de ne pas se mettre dans une position de faiblesse. Il ne bradera pas ses joueurs: "Tous les clubs sont dans la nécessité de vendre des joueurs aujourd'hui. C'est le plus facile pour équilibrer les comptes. Mais pour nous ce n'est pas qu'une histoire de nécessité économique, c'est aussi un moyen de faire grandir le club, et d'être ambitieux sur le marché. (...) Mais les (potentiels) acheteurs doivent savoir que nous n'avons aucune obligation."

C.C.