RMC Sport

JO 2021 (escrime): "J’ai tellement pleuré", Brunet raconte son émotion avant de décrocher le bronze

Manon Brunet a obtenu la médaille de bronze lors de l’épreuve individuelle du sabre, ce lundi aux Jeux olympiques 2021 de Tokyo. La Française de 25 ans s’est offert une superbe revanche, cinq ans après avoir terminé quatrième à Rio.

Elle a bien cru revivre le même scénario. Et ça a failli la tétaniser. Après avoir échoué en demi-finale contre la Russe Sofia Pozdniakova (15-10), Manon Brunet vu ressurgir le cauchemar de Rio. Il y a cinq ans, l’escrimeuse française avait échoué à la quatrième place après avoir perdu le match pour le bronze. Et c’est avec ce souvenir traumatisant qu’elle a abordé son duel face à la Hongroise Anna Marton, ce lundi, aux Jeux olympiques 2021 de Tokyo.

"Après la demi-finale, je ne pensais pas pouvoir me battre encore, confie la sabreuse de 25 ans. J’ai tellement pleuré. Je n’étais même pas sortie de la piste que j’étais en train de dire aux autres: ‘Je n’y arriverai pas’. C’est trop dur. J’ai trop peur." Mais cette fois, la Française a réussi à surmonter ses angoisses pour se sublimer. Au meilleur moment. Face à une adversaire qu’elle n’avait encore jamais battu en compétition, la Lyonnaise a livré une prestation impeccable pour s’adjuger le bronze olympique (15-6).

"Tout le monde a été là pour moi"

Un succès qu’elle a décroché avec l’aide de ses proches, qui n’ont cessé de l’encourager. Au Japon ou à distance. "Heureusement, tout le monde a été là pour moi, savoure Brunet, qui apporte une deuxième médaille à l’escrime française au lendemain du sacre de Romain Cannone. Même mon copain qui est en France, il s’est levé ce matin super tôt. J’ai reçu des messages de mes parents, mais je n’ai pas voulu les lire avant de tout terminer. C’était dur mais on a su me dire de profiter des Jeux olympiques, de cette piste qui est magnifique. Et de me battre pour tous les autres, pour moi aussi surtout. Je suis vide. Je suis contente. Il faut que je dise merci à tous ceux qui m’ont aidée".

AJ avec Maureen Lehoux à Tokyo