RMC Sport

JO de Tokyo (judo): après son refus d'affronter un judoka israëlien, Fethi Nourine est suspendu

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Tokyo, le 23 juillet 2021

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Tokyo, le 23 juillet 2021 - HANNAH MCKAY © 2019 AFP

Judoka algérien, Fethi Nourine s'est retiré du tournoi (-73kg) des Jeux olympiques de Tokyo 2021, pour ne pas prendre le risque d'affronter un adversaire israëlien situé dans sa partie de tableau. La Fédération internationale de judo a annoncé ce samedi suspendu provisoirement l'athlète et son entraîneur.

C'est un retrait polémique. Judoka algérien, Fethi Nourine avait annoncé ces derniers jours son retrait des Jeux olympiques de Tokyo 2021 pour ne pas avoir à affronter un adversaire israëlien dans sa partie de tableau. La Fédération internationale de judo a décidé de sanctionner Nourine et Amar Benikhlef, son entraîneur.

La commission de discipline saisie

Fethi Nourine et son entraîneur sont désormais suspendus provisoirement, en attente d'une décision de la commission de discipline qui va devoir statuer sur leur cas. "A la suite du tirage au sort de la compétition de judo aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, Fethi Nourine (-73kg) et son entraîneur Amar Benikhlef ont fait des déclarations individuelles aux médias annonçant leur retrait de la compétition pour éviter de rencontrer un athlète israélien lors de l'événement, indique un communiqué de la Fédération international de judo. La réponse immédiate du comité exécutif de la FIJ a été de former une commission d'enquête qui a confirmé tous les faits, conduisant à une suspension temporaire de l'athlète et de l'entraîneur et de confier l'affaire à la commission disciplinaire de la FIJ pour une enquête plus approfondie, un jugement et une sanction finale au-delà des Jeux Olympiques."

Le comité international olympique (CIO) et le Comité olympique algérien ont été notifiés de cette annonce de la Fédération internationale de judo. Les accréditations de l'athlète et de son entraîneur ont été retirées dans la foulée par le comité algérien, en leur demandant de rentrer chez eux après ce retrait.

"L'IJF a une politique stricte de non-discrimination, promouvant la solidarité comme principe clé, renforcée par les valeurs du judo", poursuit le communiqué de la Fédération internationale du judo. "Nous refusons la normalisation. Nous avons pris la bonne décision", avait estimé l'entraîneur de Nourine, à la télévision algérienne, s'exprimant sur la situation politique d'Israël. Fethi Nourine avait déjà pris la même décision, pour les mêmes raisons, lors des championnats du monde 2019.

GL