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Vous voulez que ça bouge ? Comment les JO peuvent relancer le sport en France

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Avec l’opération « Vous voulez que ça bouge ? Paris doit avoir les JO 2024 ! », RMC Sport se mobilise pendant quatre week-ends en faveur de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Quatrième et dernier volet avec la manière dont les JO peuvent relancer le sport en France.

Le sport insufflé au quotidien

Si la ville de Paris venait à être élue en 2017 à Lima, le sport infiltrera naturellement plus encore la société. Thierry Rey, champion olympique de judo en 1980 à Moscou, ex-conseiller Jeunesse et Sports de François Hollande à l’Elysée et conseiller spécial de la candidature de Paris pour les JO 2024, insiste ainsi sur la dose de sport injectée chez les jeunes : « Dès qu’on est élu, il y a sept ans pour travailler. On cherche à impliquer le sport de manière plus prégnante dans la société. Il faut travailler avec le ministère de l’Education nationale pour faire un programme spécifique, dans le primaire, au collège et essayer d’amener le sport de manière plus forte dans le comportement quotidien des enfants. Ce sont des choses qui sont sur les rails pour que ce travail soit fait pendant sept ans pour que toute une génération se dégage pour préparer ces JO. »

Les grandes compétitions multipliées

Pour accompagner la montée en puissance et préparer au mieux bénévoles et infrastructures, les compétitions se multiplient en amont. Entre 2007 et 2012, avant les Jeux de Londres, 118 événements sportifs ont été organisés en Grande-Bretagne. Avant les JO de Rio, 45 compétions de niveau international se sont déroulées au Brésil. De quoi attiser la passion des fans et éveiller celle des autres.

La formation développée

En cas d’élection de Paris, Thierry Rey promet un énorme travail axé sur les jeunes pousses : « Quand vous savez sept ans avant que vous organisez un événement, vous voulez que les spectateurs puissent accéder à leurs propres champions. On va mettre en place un système sur la performance avec des pôles Espoirs, France… La génération 2024 est déjà repérée. Ils ont entre 12 et 16 ans et sont souvent déjà dans des pôles France. »

Marta Angulo, conseillère technique pour les compétitions de haut niveau en Espagne auprès du « Consejo Superior de Deportes », soit l’équivalent du secrétariat d’Etat aux Sports en France, revient sur les efforts réalisés dans l’optique des JO de Barcelone en 1992 : « Les JO de Barcelone nous ont laissé un très important héritage, le savoir pour développer le sport de haut niveau, même dans des spécialités moins médiatiques. Le programme d’aide au sport olympique, ADO, a été l’une des clés pour développer le sport de haut niveau en Espagne. Il a permis d’employer les meilleurs entraîneurs espagnols ou étrangers et de professionnaliser nos sportifs. Ceux qui avaient le niveau international ont pu avoir un engagement professionnel dans le sport. »

En Grande-Bretagne, la fédé britannique de cyclisme, British Cycling, avait obtenu 34 millions d’euros de fonds de la part de la loterie et 13 millions de sponsoring du média Sky. De quoi se structurer au mieux, profiter d’un matériel ultra-perfectionné et d’une préparation optimale.

Des résultats chez les pros…

« On recense 25% de médailles en plus dans le pays organisateur », rappelle Thierry Rey. Un propos confirmé par Marta Angulo : « Nous n’avions pas trop l’habitude de pratiquer le water-polo, le cyclisme sur piste ou le tir à l’arc et nous avons eu des médailles à Barcelone dans toutes ces disciplines Le meilleur exemple est celui de Carolina Marin, double championne du monde de badminton. Elle a quitté l’Andalousie pour Madrid et a profité de notre programme pour en arriver là. »

A Londres en 2012, les Britanniques ont réalisé une véritable razzia. Sur la piste : sept titres, neuf podiums sur dix épreuves. Sur la route : médaille d’or pour Bradley Wiggins en contre-la-montre, le bronze pour Christopher Froome.

... et en dehors

Les exploits des coureurs britanniques ont provoqué un vrai boom dans le pays, avec à la clé une augmentation des compétitions et des licenciés. Le cyclisme est devenu le troisième sport le plus pratiqué derrière la natation et l’athlétisme et donc devant le foot. Deux millions de Britanniques font du cyclisme au moins une fois par semaine. 50 000 billets ont également été vendus pour les Mondiaux sur piste, disputés actuellement (2-6 mars). De quoi donner des idées.

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Paris 2024

la rédaction