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Affaire Pinot-Schmitt: Margaux Pinot raconte d’autres faits de violences d'Alain Schmitt

Dans une interview à Paris Match, la judokate Margaux Pinot est revenue sur la nuit durant laquelle son compagnon, Alain Schmitt, l'aurait agressée, expliquant que ce n'était pas la première fois qu'il s'en prenait à elle physiquement.

Les judokas Alain Schmitt et Margaux Pinot continuent de s’affronter par médias interposés, après la relaxe de l’entraîneur des faits de violences conjugales dont l’accuse sa compagne. D’une interview à l’autre, de nouveaux éléments nous parviennent qui pourraient potentiellement éclairer cette affaire aux mains de la justice. Dans une interview à Paris Match, Margaux Pinot est revenue sur son récit, ajoutant de nouveaux éléments concernant la relation qu’elle a pu entretenir avec Alain Schmitt. La judokate soutient que son ex-compagnon a déjà été violent avec elle par le passé, y compris physiquement.

Pinot: "C'est par les mots qu'il se montrait dur"

"Il avait déjà cassé mon appartement, envoyé mon ordi en travers de ma cuisine, fait tomber la télé, avant de quitter les lieux, assure-t-elle. Une autre fois, il a mis ses mains autour de mon cou, puis il a relâché et s’est excusé. Il n’est jamais allé au-delà de ça. C’est déjà beaucoup, je ne l’avais pas compris à l’époque. Avec le recul, je réalise certaines choses mais plus que par les gestes, c’est par les mots qu’il se montrait dur et je suis peut-être passée un peu à côté aussi. Même si l’on doit contextualiser : je pratique un sport où il faut être forte, donc je ne devais pas avoir peur d’encaisser ses mots durs. Mais, en définitive, ça m’a un peu minée."

Dans la nuit de mardi à mercredi, le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé Alain Schmitt à l'issue d'une audience en comparution immédiate, estimant "n'avoir pas assez de preuves de culpabilité". Le parquet a fait appel. Ce jugement a soulevé l'indignation dans le monde du judo et sur les réseaux sociaux, où la justice s'est retrouvée accusée de laxisme envers les violences conjugales. S'estimant dépeint à tort comme un homme violent malgré sa relaxe, Alain Schmitt a rapidement contre-attaqué en fustigeant un "lynchage médiatique", niant avoir porté des coups à Margaux Pinot. Un version que Margaux Pinot a rejetée. Deux récits antagonistes se font face.

QM