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Affaire Pinot-Schmitt: Schmitt maintient sa version des faits et dévoile un message de Riner

Accusé de violences par Margaux Pinot, Alain Schmitt a une nouvelle fois livré sa version des faits ce vendredi sur le plateau de BFMTV. L’ancien judoka et actuel entraîneur a assuré ne pas avoir frappé son ex-compagne malgré les graves accusations portées contre lui. Il dévoile aussi le message que lui a envoyé Teddy Riner.

Après les conférences de presse interposées, Margaux Pinot et Alain Schmitt ne semblent pas vouloir changer de version. La judokate continue d’accuser son ex-compagnon et ex-entraîneur de l’avoir frappée et l’intéressé dément fermement. Invité sur le plateau de BFMTV ce vendredi, Alain Schmitt a encore nié avoir porté des coups contre la championne olympique par équipes de Tokyo.

"On est accroché et sans vouloir mettre de la force, on est embarqué. Elle avec toute sa force et moi. C’est totalement nul parce que à dix secondes près je suis dans un VTC. J’ai du mal à dormir mais le film je le vois dans ma tête. Je suis parti une première fois, et là je me fais insulter en lui disant au-revoir et elle était un peu vexée après des mots un peu durs, a estimé l’ancien judoka de 38 ans. […] Elle dit qu’elle ne s’est pas défendu avec ses bras, qu’elle avait son esprit guerrier. Il y a quelque chose qui ne va pas. Selon elle, je suis sur elle et je lui mets cinq coups de poing et elle n’utilise pas ses bras. Sa version… c’est incroyable. Je n’ai pas porté un coup de poing, pas un coup de boule, pas un coup de pied."

Relancé sur les marques au visage de son ex-compagne, Alain Schmitt se défend à nouveau: "On se cogne partout, on se prend la porte, on se prend le radiateur, on se prend le montant des portes, on se prend le tranchant des portes, on se prend le sol. Je lui tombe dessus et après elle va dire que je l’ai tapée."

Schmitt: "Un médecin qui m’a mis 4 jours d’ITT"

Egalement touché lors de cette séquence houleuse avec Margaux Pinot, Alain Schmitt confirme avoir été examiné dès son passage devant la police mais pas le lendemain, contrairement à la jeune femme de 27 ans qui a finalement été mise au repos pour 10 jours.

"Je suis passé devant un médecin qui m’a mis quatre jours d’ITT. Je ne sais pas quoi dire d’autre. Cela a duré entre cinq et dix minutes. Après je suis parti et j’étais en cellule. J’ai demandé aux policiers si je devais repasser devant le médecin, ou s’ils regardaient le reste, a encore estimé Alain Schmitt sur BFMTV. Moi je n’ai pas eu d’expertise. Pour elle, apparemment il y en a eu. De ce que j’ai compris, elle a eu la même expertise que moi le premier soir et une autre le lendemain. Il faut lire le rapport pour savoir ce qui en ressort."

Riner a écrit à Schmitt

Privé, pour le moment de son aventure en Israël avec l’équipe nationale, Alain Schmitt a fustigé d’avoir été voué aux gémonies de réseaux sociaux et de leur tribunal populaire.

"Tout est gelé. Vous imaginez bien que mon image est dans un piteux état. Tout le monde a réagi. Tout le monde a réagi bien trop vite. Tout le monde a réagi dans l’émotion, a estimé l’ex-coach du club du Blanc-Mesnil. Il n’y a plus de logique et de réflexion. Qui lance cette bataille sur les réseaux sociaux? Qui lance cette bataille médiatique? Et tout le monde saute dedans."

Et le médaillé de bronze des Mondiaux 2013 de regretter la position prise trop rapidement par certains sportifs: "Je suis peut-être bête mais je pensais qu’il y avait réellement la séparation des pouvoirs en France. Dire que l’on ne se mêle pas d’un dossier de justice quand on est un homme ou une femme politique. Les autres sportifs, beaucoup m’ont déçu et d’autres non car je n’ai pas d’affinité particulière."

Après avoir posté un message sur les réseaux sociaux, Teddy Riner a un peu fait machine arrière et a adressé un sms de soutien à Alain Schmitt, son ancien coéquipier au club de Levallois.

"Ce jeudi, Teddy Riner m’a envoyé un message. Je vais en lire un bout: 'Je ne sais pas qui a raison, qui a fait quoi. Je ne veux pas rentrer dans votre relation'. Pourquoi ne pas avoir adopté cette position directement et laissé faire les pros leur travail. J’ai eu beaucoup de soutien également mais j’ai été lâché. J’ai souffert avec ces gens-là en stage à l’autre bout du monde. On a vécu des choses incroyables. Ce qui me soutiennent, ce sont les copains de toujours avec qui j’ai souffert aussi. Et qui me connaissent, qui savent très bien que je ne frapperais pas une femme et qui la connaissent également."

JGL avec BFMTV