RMC Sport

Saracens-Toulouse : Le Stade à l’épreuve de Wembley

Maxime Médard

Maxime Médard - -

Vainqueur de ses deux derniers matches toutes compétitions confondues, le Stade Toulousain s’attaque ce vendredi (21 h) à Wembley à un gros morceau : les Saracens. Un sacré défi pour des Rouge et Noir impuissants cette saison à l’extérieur.

Douze ans. Une éternité pour certains. Une page d’histoire pour d’autres. Et un mauvais souvenir, surtout, pour le Stade Toulousain. Douze ans en arrière et le club Rouge et Noir peut encore voir dans son rétroviseur les stigmates de la double défaite enregistrée par le Stade face aux Saracens, en phase de poules de la H Cup cuvée 2000-2001 (22-32, 37-30). Douze ans après, voilà les deux équipes de nouveau face à face. Avec une dynamique impressionnante pour l’une, invaincue dans son championnat domestique (cinq victoires en Premiership). Plus discutable pour l’autre, auréolée de deux victoires consécutives, face au Stade Français et aux Italiens de Zèbre… mais improductif à l’extérieur (trois défaites). Pas de bon augure avant d’aller défier les grands Saracens.

« C’est une équipe qui est invaincue, donc on connait l’ampleur de ce match. Nous, on n’a pas forcément été très bons à l’extérieur, donc il y a tout ça qui rentre en compte, rappelle l’arrière international Maxime Médard. A nous de faire ce qu’il faut pour ramener au moins un point de là-bas. Je pense qu’on n’a pas forcément de pression à avoir. On joue l’équipe favorite de cette poule, chez elle. On va essayer de mettre notre jeu en place, de se faire plaisir et de ramener au moins un point. Après, si on ramène autre chose, ce sera vraiment l’exploit. » Guy Novès n’en attend pas moins de ses hommes, assez secoués en ce début de saison et en quête d’éclat.

« Notre objectif, c’est de montrer que le joueur toulousain reste un joueur à part, un joueur qui doit être capable de relever tous les défis qui se présentent, martèle le technicien Rouge et Noir, qui pourra s’appuyer sur son 3e ligne Thierry Dusautoir, titulaire vendredi soir. Quand il y a peu de chances, j’aime bien ce genre de circonstances. Je crois que le joueur toulousain devra être un peu comme le joueur d’Oyonnax. Capable de relever des défis qui paraissent impossibles pour certains. » Et dans la mesure du possible, occulter le côté « affiche » du choc face aux Anglais. Car le match se jouera à Wembley, terre de foot, terre de ferveur surtout, comme l’ont prouvé les 83761 spectateurs présents en tribunes la saison dernière pour assister au match de Premiership entre les Harlequins et les Saracens.

60 000 personnes attendus vendredi à Wembley

Alors que la billetterie du match bat son plein et que 60 000 personnes sont attendues, Toulouse est prévenu. Le Stade va passer un test grandeur nature dans un antre mythique. Où il ne sera clairement pas le bienvenu. Mais… « En ce qui me concerne on a suffisamment de priorités, de soucis, de contraintes qui sont plus importantes que le stade dans lequel on va jouer, estime Guy Novès. La configuration du stade est quand même peu importante. Je pense qu’il est important de se concentrer avant tout sur le rectangle vert et sur les espaces qui risquent de s’ouvrir si on s’endort. » Le boss a parlé.

Et finalement, il n’a pas trouvé de meilleur lieutenant que son pilier sud-africain Gurthröw Steenkamp pour lui emboiter le pas. « Je n’ai jamais joué à Wembley, c’est la première fois, confie l’intéressé, 120 kg de muscles sur la balance. Je suis très heureux de jouer dans ce magnifique stade. Mais la chose la plus importante c’est de faire un bon match. Plutôt que d’être concentré sur le stade, moi, je préfère être sûr de mes repères, être concentré sur mon match et sur le boulot que j’ai faire. En fait, je regarde le stade après le match. Jamais avant. »

A lire aussi

L'actu de la H Cup

Toulon à deux visages

Le Racing soigne son entrée

La rédaction