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Coupe du monde : la Roumanie veut « démontrer qu’elle joue bien au rugby »

Valentin Ursache a troqué son maillot d'Oyonnax contre celui de la sélection roumaine.

Valentin Ursache a troqué son maillot d'Oyonnax contre celui de la sélection roumaine. - AFP

Placée dans le groupe D de la prochaine Coupe du monde de rugby, la France croisera notamment la route de la Roumanie. Une petite nation du rugby qui participera à son huitième Mondial, que nous présente son capitaine Valentin Ursache, deuxième-ligne d’Oyonnax.

Le mercredi 23 septembre, le XV de France affrontera la Roumanie au Stade Olympique de Londres. Quatre jours après un match inaugural contre l’Italie, les hommes de Philippe Saint-André devraient s’imposer sans aucune difficulté. Mais les Chênes, comme on les surnomme, et leur capitaine Valentin Ursache, qui disputeront contre les Bleus leur premier match de la Coupe du monde, promettent de ne pas servir de simples faire-valoir, eux qui n’ont jamais manqué une phase finale de Coupe du monde depuis 1987.

« L’objectif, c’est de gagner un match »

« On sait que la France est une des meilleures équipes du monde. Il y a un gros effectif. On veut démontrer à tout le monde que la Roumanie joue bien au rugby, qu’on a de bons joueurs, et on va voir si on peut faire quelque chose contre la France. Mais ça sera compliqué », a expliqué Valentin Ursache mercredi dans l’Intégrale Sport sur RMC. Dix-septième du classement IRB, la Roumanie tentera de faire mieux qu’il y a quatre ans, quand sa Coupe du monde s’était soldée sur un bilan de quatre défaites. « L’objectif, c’est de gagner un match, voire deux. Mais on n’a pas de véritable objectif comme des nations comme la France ou l’Irlande », reconnait le joueur d’Oyonnax.

Première confrontation depuis 2006

Sélectionneur des Chênes depuis 2012, le Gallois Lynn Howells a insufflé un nouvel élan à la sélection. Il y a deux ans, les Roumains ont surpris tout le monde en enchaînant deux succès contre les Tonga et le Canada. Deuxième des deux derniers championnats européens des nations derrière la Géorgie (l’antichambre du Tournoi des Six Nations), la Roumanie s’appuiera cette année encore sur un solide pack d’avants. « Tous nos avants jouent en France, explique Ursache. Il y a trois joueurs en Top 14 (Lazar et Nistor à Castres, et Ursache à Oyonnax), cinq en Pro D2 (Badiu, Paulica, Antonescu, Coste et Pungea), et quelques-uns en Fédérale. La tradition roumaine, c’est d’être solide devant, mais on essaye aussi d’ouvrir. » Un jeu que le public tricolore découvrira sans doute le mois prochain, les deux nations ne s’étant plus affrontées depuis 2006. A Bucarest, les hommes de Bernard Laporte s’étaient alors imposés 62-14.

R.F