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Coupe du monde: le pays de Galles se paye l'Angleterre !

Le pays de Galles a réussi l’exploit de battre l’Angleterre (28-25), ce samedi à Twickenham, lors du choc de ce premier tour de la Coupe du monde. Avant d’affronter l’Australie dans une semaine, les Anglais sont donc au pied du mur s’ils veulent éviter une élimination dès la phase de poules.

LES TOPS

Une ambiance exceptionnelle

Le match le plus attendu de ce premier tour a tenu ses promesses sur et en dehors du terrain. Car ce samedi, Twickenham avait revêtu ses habits de lumière. Les deux équipes ont fait leur entrée sur la pelouse dans une ambiance folle. Les hymnes, dont le « God Save The Queen », ont donné des frissons. Même les Princes Harry et William, respectivement vice-présidents des Fédérations anglaises et galloises, avaient enfilé la veste de survêtement de leur équipe et ont donné de la voix. Ils n’étaient vraiment pas les seuls.

Farrell et Biggar, les métronomes

Remplaçant lors du match d’ouverture contre les Fidji, Owen Farrell a démontré face au pays de Galles qu’il avait les épaules pour guider la sélection anglaise dans ce Mondial. L’ouvreur des Saracens a été impressionnant avec un sans-faute au pied, compilant 20 points (cinq pénalités, un drop, une transformation). Son homologue gallois Dan Biggar a lui aussi brillé, avec 23 points (un record pour un Gallois dans un match de Coupe du monde), dont la pénalité de la gagne réussie des 50m, à la 75e minute.

La mêlée anglaise

Elle était la principale préoccupation des supporters du XV de la Rose après le succès inaugural contre les Fidji. Elle a franchement rassuré ce samedi. Elle, c’est la mêlée anglaise. Bousculé par les Fidjiens, le pack anglais a réagi. Sans doute vexés, les avants du XV de la Rose ont fait très mal à leurs homologues gallois, pourtant pas réputés pour être les plus simples à « plier », avec cinq mêlées gagnées et deux perdues. « On a retrouvé la mêlée anglaise », souligne d’ailleurs Richard Pool-Jones, membre de la Dream Team RMC Sport.

LES FLOPS

Le jeu offensif gallois

Le pays de Galles a réussi un exploit monumental. Les plus critiques souligneront quand même le peu d’initiatives prises par le XV du Poireau. Le plan mis en place par Warren Gatland a mis un temps fou à fonctionner et les Anglais n’ont d’abord jamais été pris en défaut. Il a fallu attendre un coup de génie de Jamie Roberts, qui d’un petit coup de pied parfaitement senti a envoyé Gareth Davies à l’essai (71e), pour enfin vibrer. Circonstance atténuante pour les Gallois, ils ont perdu sur blessure deux de leurs trois-quarts, l’ailier Hallam Amos et le centre Scott Williams, pendant la rencontre.

Les nerfs anglais

Avec dix points d’avance à la 52e minute (22-12), la victoire tendait les bras à l’Angleterre. Pourtant, elle lui a filé entre les doigts. A peine croyable, tant les Anglais semblaient supérieurs et tant les pépins physiques s’abattaient sur leurs adversaires. Mais les nerfs anglais ont lâché. L’incapacité à gérer l’avantage ? La pression d’évoluer devant son public ? De la suffisance ? Ce samedi soir, peu importe. Il faudra simplement trouver une solution avant la prochaine rencontre capitale dans une semaine, face à l’Australie. Car là, les nerfs ne devront plus lâcher. Et la pression sera encore plus forte.