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FFR: "Le rugby français ne s'est jamais aussi bien porté" selon Bernard Laporte

Dans un entretien accordé à RMC Sport, Bernard Laporte a répondu à son opposant Florian Grill. En défendant âprement son bilan, le président de la Fédération française de rugby estime que ce dernier ne s'est jamais aussi bien porté. La campagne pour les élections de 2020 est lancée.

L'affrontement peut débuter ! Ce mardi, Florian Grill a officiellement été nommé comme tête de liste de l’opposition à Bernard Laporte lors de la prochaine élection à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR) en 2020. Lors de la conférence de presse pour annoncer la nouvelle, Florian Grill s'est montré particulièrement offensif en dressant un constat accablant. Selon lui, "le rugby français est en crise"

L'équipe de France, seule ombre au tableau ? 

Forcément, la phrase n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Et Bernard Laporte a vite réagi au micro de RMC Sport. Pour le président de la FFR, "le rugby français ne s'est jamais aussi bien porté". Pour illustrer ses propos, l'ancien coach de Toulon évoque le doublé mondial des U20 en 2018 et 2019, deux finales au rugby à VII, un rugby féminin performant. "Je ne vois pas en quoi le rugby est en crise, il manque seulement que l'équipe de France gagne", a-t-il affirmé dans un large sourire.

Pour Bernard Laporte, les deux sacres mondiaux des U20 sont le fruit d'une politique fédérale impulsée par lui. "Nous avons bien fait de supprimer le pole France, ça a permis aux U20 de jouer avec leurs clubs, de connaitre le haut niveau et donc d'aborder les matchs avec plus de confiance", se félicite-t-il, en se réjouissant des "félicitations reçues de la part de l'Australie, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande", comme pour définitivement écarter l'idée d'une quelconque crise.

"J’ai du respect pour Florian Grill"

En évoquant les propos de son opposant, Bernard Laporte est revenu sur le déroulement de la campagne. "En tant que président de la fédération, je suis garant du bon fonctionnement démocratique de l'élection. Elle se passera bien", a-t-il rassuré. L'homme fort de la fédération a fait un mini mea culpa sur la petite saillie verbale envers son adversaire ("A part sa mère, personne ne le connait", avait-il dit au Bien Public). "C'était une expression lancée à la va-vite entre trois verres de bon vin rouge. J'ai du respect pour lui. J'aime les gens passionnés par mon sport. Il l'est et c'est très bien", a-t-il expliqué.

ME avec Jeff Paturaud