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Mort de Christophe Dominici: "On se doit de lui rendre un grand hommage", la vive émotion de Bernard Laporte

Au micro de RMC, dans le Super Moscato Show, Bernard Laporte a fait part de sa vive émotion au lendemain du décès brutal de Christophe Dominici, qu'il avait dirigé au Stade Français et en sélection. Il a honoré sa mémoire ce mercredi avec les joueurs du XV de France.

Il était important pour lui de leur rappeler qui était "Domi" et d’honorer sa mémoire. Tous ensemble. Ancien entraîneur et sélectionneur de Christophe Dominici, aujourd’hui président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte est venu parler ce mercredi matin aux joueurs du XV de France, au lendemain du décès brutal de l’ancien ailier à l’âge de 48 ans.

"Le rugby français est dans la peine. Il y a eu deux-trois minutes de parole. On s’est levé et on l’a applaudi, il y avait sa photo. Ça fait toujours chaud au cœur. (…) Il a été 67 fois international, il a tellement gagné, c’est un des leurs, il fait partie de cette famille des joueurs qui ont porté le maillot de l’équipe de France. On ne peut pas perdre quelqu’un comme ça et ne rien dire. Je leur ai dit que je leur souhaitais d’avoir la même carrière que lui", a-t-il confié sur RMC, très ému, confirmant qu’un hommage sera rendu à Dominici samedi au Stade de France à l’occasion de la rencontre de l’Autumn Nations Cup entre les Bleus et l’Italie.

"Il était plein de vie et d’enthousiasme"

Une minute de silence sera notamment respectée. "Il le mérite. C’est à nous la fédération de faire en sorte de lui rendre le plus bel hommage possible. Les joueurs et le staff ont demandé des choses. On se doit de lui rendre un très grand hommage. Je sais aussi que le Stade Français lui rendra un très grand hommage le 6 décembre contre Toulon, tout le monde sera présent. Il a beaucoup gagné avec le Stade Français (cinq titres de champion de France)", a souligné Laporte, encore sous le choc, au micro de RMC Sport.

"J’avais beaucoup d’affinités avec Christophe, il a été un bon compagnon de route. On a gagné beaucoup de choses ensemble. Il était un meneur, un très grand joueur, talentueux. Il était aussi bon sur le terrain qu’en-dehors. C’était un mec extraordinaire à entraîner. Il était plein de vie et d’enthousiasme. C’est dur et brutal. On a du mal à s’en remettre. Il a marqué ma carrière, je l’ai fait venir au Stade Français en 1997, il venait de Toulon. Je l’ai ensuite souvent sélectionné en équipe de France. On avait une complicité, je m’appuyais beaucoup sur lui. Même s’il n’était pas le capitaine, il était l’un des éléments moteurs", a-t-il raconté. C’est lorsqu’il évoluait à La Valette, club varois de deuxième division, que Laporte l’avait repéré.

"Il donnait sans arrêt"

"Je l’ai rencontré quand il jouait à la Valette, on avait des amis en commun. Je me suis dit : ‘qui est ce jeune ? Il a des qualités !’ Il a ensuite signé à Toulon. Puis quand on est montés en première division, Pierre Trémouille m’a dit que Christophe Dominici et Franck Comba étaient intéressés par l’idée de tenter une aventure à Paris. J’ai appelé Christophe. Je suis allé les chercher à l’aéroport. Je sentais qu’il avait la rage, il montait à Paris pour gagner", a-t-il détaillé dans le Super Moscato Show sur RMC. Les deux hommes se sont ensuite retrouvés en sélection.

"Il m’en a voulu quand je l’ai sorti de l’équipe de France en 2001 parce que je trouvais qu’il ne faisait pas de bons matchs. Quand tu es sélectionneur, tu es toujours dur avec ceux que tu connais. Je l’ai rappelé, il a fait d’énormes efforts et a compris ma position. Il était redevenu un leader", a confié Laporte, qui a toujours été admiratif de ce joueur qui était capable de "s’engager et d’accélérer au milieu des avants" et de l’homme, "qui avait besoin des autres et donnait sans arrêt". Selon les premiers éléments de l’enquête, obtenus par BFMTV, Dominici est mort au domaine de Saint-Cloud après avoir chuté d'un parapet en béton situé à 20 mètres du sol.

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RR avec Jean-François Paturaud et le Super Moscato Show