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Szarzewski : "Les organismes commencent à être un peu fatigués"

Dimitri Szarzewski

Dimitri Szarzewski - AFP

Avant le départ pour Falgos ce samedi, Dimitri Szarzewski reconnaît que la préparation est dure à encaisser pour les joueurs du XV de France. Mais le talonneur des Bleus fait confiance au staff pour que le travail paye à la Coupe du monde.

Dimitri Szarzewski, depuis le début de la semaine, vous reprenez le rugby et les oppositions à l’entraînement. Vous l'attendiez ?

Forcément ! On demande aux nageurs de nager, alors nous joueurs de rugby, on veut jouer au rugby. Il fallait bien que ça arrive puisqu'on a une opposition la semaine prochaine (samedi contre les Anglais à Twickenham, ndlr). Cela fait du bien, tout le monde se donne, il faut retrouver des automatismes et des repères entre nous. Après, c'est vrai aussi que cela fait mal parce que les organismes commencent à être un peu fatigués.

Justement, physiquement, vous en êtes où ?

Je pense que tout le monde est un petit peu fatigué parce qu'on enchaine, entre la préparation physique, les courses, l'aérobie, les exercices énergétiques, la musculation... Plus maintenant le rugby, les oppositions et les contacts. Donc les objectifs en prennent un coup, mais il faut en passer par là. Puis l'objectif n'est pas d'être prêt aujourd'hui mais au début de la Coupe du monde, donc il nous reste encore du temps et on fait confiance au staff et aux préparateurs physiques pour ça.

Ce n'est pas votre première préparation à la Coupe du monde mais celle-ci semble particulièrement éprouvante...

Oui, c'est vrai que j'ai eu la chance de participer à plusieurs préparations et celle-là est vraiment la plus dure. Mais je pense que cela va porter ces fruits. Du moins, on l'espère tous. Alors oui, la fatigue se fait ressentir, mais je suis sûr que les autres nations sont dans le même cas.

Vous partez ce samedi pour Falgos, pour un deuxième stage de quelques jours. Cela va faire du bien de voir autre chose que Marcoussis ?

Marcoussis, c'est pratique parce qu'on a tout sur place et qu'on est dans notre bulle. Pour se préparer, c'est important. Mais Falgos, cela va permettre de changer de paysage, de s'aérer l'esprit, ce qui est bien aussi. On aura un entraînement public à Aimé-Giral (à Perpignan) où il y a toujours énormément de monde, c'est agréable. C'est une région qui aime le rugby. On va être soutenu, c'est toujours un bon moment.

Vous savez à quoi vous attendre pour ce stage très court ?

On va continuer les même entrainements, je pense, mais ça sera surement moins intense parce qu’on a un match qui arrive donc il va falloir un peu récupérer. On sait bien que l’objectif, ce n’est pas d’être prêt pour ce match contre l’Angleterre mais pour le Mondial. Mais il ne faudra pas prendre ce match à la légère. Ça sera une répétition générale, on sait qu’on va être bien reçu. C’est important de se confronter aux meilleurs pour enfin savoir où on en est et se donner une base de travail concrète pour attaquer la dernière ligne droite de cette préparation.

D.G