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A Toulouse le match des absents

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Pendant que les internationaux français regardaient le match à la télé à Marcoussis, le Stade Toulousain s’est imposé contre Biarritz samedi (23-19) et reste solidement en tête du Top 14.

En tongues, devant la télé. Ils étaient onze internationaux à ne pas pouvoir participer au choc de la 19e journée de Top 14 ce samedi entre Toulouse et Biarritz. Six dans le camp toulousain et cinq dans le camp biarrot. La faute à l’interdiction qui leur était faite de rejoindre leurs clubs alors que le Tournoi des VI Nations faisait relâche. Un faux-doublon qui a souri aux Toulousains, malgré les intentions basques (23-19). C’est Jean-Marc Doussain (20 ans), avec son essai à la 69e minute, qui a permis au leader de rester invaincu à domicile.

Une semaine après la pénalité décisive marquée par Nicolas Bézy (21 ans) à La Rochelle, la jeunesse toulousaine a donc encore une fois parfaitement compensé l’absence de William Servat, Thierry Dusautoir, Vincent Clerc, Clément Poitrenaud, Maxime Médard et Yannick Jauzion. « On peut pester sur leur absence, mais il faut souligner le bon travail de tous ceux qui restent là, leurs qualités morales et rugbystiques, se félicite Jean-Baptiste Elissalde, l’entraîneur des arrières toulousains. Ça me conforte dans le fait que nos jeunes et nos plus vieux remplissent leur mission à merveille. Mais je persiste et je signe, ça va être difficile de continuer comme ça. »

A l’image de Yann Lesgourgues et à Raphaël Lakafia, la jeune classe biarrote a elle aussi laissé une belle impression. Les exilés de Marcoussis pourraient leur envoyer quelques textos de félicitation. « J’ai eu quelques appels avant le match, de Damien (Traille), de Dimitri (Yachvili), d’Imanol (Harinordoquy), de Sylvain (Marconnet), explique l’expérimenté Julien Peyrelongue. Ils auraient préféré être avec nous aujourd’hui. Ils doivent être heureux du visage qu’on a montré. » Dans une semaine, à Twickenham, ce sera à leur tour d’être épiés. « Je vais me mettre dans mon canapé et je vais regarder si les deux jours de boulot en plus qu’ils ont eus vont leur servir à faire un bon résultat » glisse avec malice Jean-Baptiste Elissalde.

Laurent Picat avec Wilfried Templier à Toulouse