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Bayonne – Biarritz : la nouvelle entité est sur les rails

Manu Mérin

Manu Mérin - AFP

La fusion entre Bayonne et Biarritz, qui est évoquée depuis des semaines et qui semblait avoir pris du plomb dans l’aile suite aux démentis de Serge Blanco et de Manu Mérin, les présidents respectifs des deux clubs basques, a connu une journée décisive ce mardi. Un communiqué devrait tomber dans la matinée de mercredi pour annoncer que le projet est bien réel.

On était resté sur la conférence de presse de Manu Mérin, le président de Bayonne, qui presque en larmes, avait annoncé qu’il refusait le projet de fusion car il avait reçu des menaces. Dans la foulée, Serge Blanco, son homologue du Biarritz Olympique, expliquait à qui voulait l’entendre, dans un long monologue, qu’il n’y avait pas de projet de fusion mais seulement une réflexion sur l’avenir du rugby au pays basque.

Le projet semblait une nouvelle fois mort-né. Mais la descente en Pro D2 de Bayonne quelques jours plus tard a semble-t-elle changé la donne, et encore…

Le projet de fusion n’a finalement jamais été rangé aux oubliettes. Et ce mardi, il a repris du poids. Croisé dans la soirée de lundi au Stade Jean-Bouin où il recevait un prix de l’Académie des Sports, Serge Blanco nous avait glissé qu’une réunion était au programme de mardi et qu’une annonce allait être faite. Et d’ajouter « ça fait trois mois qu’on bosse dessus ». Le projet a donc été présenté dans ses grandes lignes aux joueurs mais également aux actionnaires, aux élus des deux villes mais aussi aux présidents des différentes associations de supporters. Voilà ce qu’il en ressort. 

15 joueurs de chaque équipe devraient être conservés

Le projet de fusion a été déclenché il y a environ trois mois suite à la subvention promise par le département (Pyrénées-Atlantiques) de 3,7 millions d’euros pour la réfection du Stade du Hameau, antre de la Section Paloise, qui venait de valider son billet pour le Top 14. Sur le principe, il ne s’agira pas d’une « fusion » proprement dite, mais de la création d’une nouvelle entité. Chaque club garderait ainsi ses écoles de rugby, ses équipes de jeunes et même deux équipes seniors qui repartiraient en fédérale 3. Comme évoqué sur RMC Sport, il y aurait une co-présidence avec d’un côté Manu Mérin, de l’autre Nicolas Brusque.

Du côté des finances, le budget serait de l’ordre de 15 millions d’euros avec Cap Gemini comme sponsor principal. Le principe de parité a également été évoqué. Voilà pourquoi du côté sportif, la donne a changé. 15 joueurs de chaque équipe devraient être conservés pour former l’ossature de la future entité, dont le nom n’a pas filtré. 

Une deadline fixée au 14 juin

Au Biarritz Olympique, une réunion a eu lieu ce mardi matin avec les joueurs, le staff et le personnel administratif. L’idée de la fusion a été acceptée. Le projet sera normalement présenté du côté de Bayonne jeudi. Et l’ensemble des salariés (joueurs, staff, administratifs) devront se prononcer à leur tour. Une deadline au 14 juin a été fixée pour entériner définitivement le lancement de la nouvelle entité.

Cependant, un communiqué devrait être publié dès mercredi matin pour annoncer les avancements du projet. La balle semble donc être à nouveau dans le camp de Bayonne. Et si jamais la création de la nouvelle entité venait à capoter, les représentants de Biarritz ont assuré aux joueurs que le BO évoluerait en Pro D2 la saison prochaine, malgré un déficit qui est estimé à plus de 2 millions d’euros.

Un gros coup nommé Harinordoquy ?

La suite des événements semble toute tracée. Si Bayonne valide aussi de son côté la « fusion », la création de la nouvelle entité est enclenchée et officiellement présentée d’ici la fin juin. Il faudra alors savoir quels sont les joueurs qui restent et ceux qui sont remerciés. Idem pour les autres salariés des deux clubs. Une enveloppe de 3,5 millions d’euros est d’ailleurs prévue pour indemniser ceux qui ne seront pas conservés. Si aucun accord n’est trouvé, les deux clubs reprendront chacun leur chemin en Pro D2…

Enfin, le premier gros coup de cette nouvelle entité pourrait être la signature d’Imanol Harinordoquy. Le troisième-ligne, en fin de contrat avec Toulouse, n’a jamais caché qu’il était favorable à ce rapprochement entre les deux clubs basques. De là à y finir sa carrière et pourquoi pas apaiser les tensions qui existent notamment entre les supporters des deux clubs ? C’est une hypothèse forte. Comme révélé sur RMC, Vincent Etcheto pourrait lui intégrer le staff. Malgré un contrat jusqu’en juin 2016 avec l’UBB, il a tweeté ce mardi soir « Il y a eu Che Guevara, y aura-t-il Etche Débarras ?? » qui laisse penser à une fin d'aventure à Bordeaux. Premiers éléments de réponse ce mercredi matin.

M.R, W.T, L.D, P.L