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Dusautoir : « On ne peut pas se permettre de lâcher »

Dusautoir garde espoir.

Dusautoir garde espoir. - AFP

Au lendemain du rassemblement du XV de France et à la veille de la 8e journée de Top 14, Thierry Dusautoir est revenu sur la mauvaise passe du Stade Toulousain et les doutes qui entourent les Bleus.

Thierry, Guy Novès est-il toujours l’homme de la situation au Stade Toulousain ?

C’est notre entraîneur. Moi, je crois en ce groupe de la tête à la base. Donc on va continuer comme ça. Aujourd’hui, on n’est pas dans ce genre de considérations, on ne se pose absolument pas ces questions-là. On veut gagner, on a cet objectif-là qui nous tient véritablement à cœur pour nous et pour nos supporters.

Comprenez-vous les critiques ou interrogations qui s’accumulent autour du cas Novès ?

Je pense que c’est surtout les résultats qui amènent ces critiques-là. Lorsque les résultats sont compliqués, c’est souvent les personnes qui ont l’habitude de protéger le groupe qui en souffrent le plus. Aujourd’hui, il est sous le feu des projecteurs de façon négative. Je pense que lui aussi fait partie de notre équipe. Le soulager en jouant mieux et surtout en gagnant les matches, ça serait la moindre des choses.

Quelle serait selon vous la solution immédiate pour stopper l’hémorragie ?

Il n’y a qu’une seule voie, c’est de regarder vers le haut et de continuer à se battre. Face à Bayonne le week-end dernier, on avait fait plusieurs minutes de très haut niveau. On a montré qu’on a encore la capacité de faire du beau rugby et d’être efficace. Seulement, les faits de match ne nous ont pas permis de continuer, et le fait de résister à 14, pour moi, c’est de bon augure pour la suite. Ça montre qu’aucun joueur ne lâche. Il y a quand même un état d’esprit extraordinaire. Beaucoup d’équipes dans notre situation auraient lâché la barre. Mais nous, parce qu’on est des compétiteurs et parce qu’on appartient à un club qui a une forte histoire, on ne peut pas se le permettre. »

Comment s’est déroulé le stage avec les Bleus qui vient tout juste de s’achever ?

On a fait un 1e stage pour préparer les échéances de novembre avec un groupe remanié avec beaucoup de jeunes et de nouveaux sélectionnés sur cette première session. C’était l’occasion de faire des tests physiques, de se connaître et d’appréhender les systèmes offensifs.

Quel est votre sentiment sur l’arrivée de Serge Blanco ?

Serge va nous apporter toute son expérience du niveau international et de sa gestion de ces moments-là. Son arrivée se fait en concordance avec le staff. Sur les 3 premiers jours de stage (qui s’est achevé mercredi, ndlr), on parle des nouveaux arrivés, mais lui aussi en faisait partie. On sentait que lui aussi cherchait sa place comme les nouveaux et au bout de deux ou trois jours, il faisait partie du groupe comme les nouveaux. Moi personnellement, je le connais assez bien parce qu’il a été mon président au Biarritz Olympique mais l’ensemble de l’équipe va apprendre à le connaître et à partager avec lui.

L’équipe de France n’est-elle pas trop en retard en vue de la Coupe du monde ?

Effectivement, on est en retard par rapport aux nations du sud, notamment les All Blacks qui écrasent tout sur leur passage et qui dominent le rugby mondial depuis un certain temps. On est en retard en Europe lorsqu’on observe la progression des Anglais qui se préparent véritablement pour leur Coupe du monde chez eux. Ce serait un petit plaisir particulier de leur ravir la Coupe du monde, chez eux à Londres.

Jean-Sébastien Dusser