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Stade Français: Nicolas Sanchez veut "gagner le Top 14" et "jouer la Coupe du monde"

Nicolas Sanchez

Nicolas Sanchez - AFP

L’ouvreur international argentin Nicolas Sanchez (30 ans, 74 sélections), récemment arrivé au Stade Français avec le statut de recrue phare, a effectué ses débuts la semaine dernière contre les Ospreys. Très attendu à Paris, l’ancien joueur de Bordeaux et Toulon s’est confié à RMC Sport avant le déplacement à Agen.

Nicolas Sanchez, comment s’est déroulée votre intégration au Stade Français ?

Très bien. Je voulais d’abord connaitre les plans de jeu et plus globalement le club. Je suis très content d’être à Paris et au Stade Français. On a un bon groupe, ça se voit.

Pourquoi avez-vous rejoint ce club?

Je voulais revenir en France, j’apprécie bien la vie ici. J’aime le projet du coach (Heyneke Meyer, ndlr) qui est excellent. J’ai parlé deux ou trois fois avec lui avant de signer. Beaucoup de joueurs argentins sont passés par le Stade Français, Pichot, Hernandez ou encore Corleto. C’est un challenge pour moi. Juan (Hernandez) par exemple était magnifique aussi, on l’appelait le "Mago" (le magicien). Il y a aussi Ramiro Herrera qui était déjà là.

Espérez-vous convaincre le talonneur Agustin Creevy de vous rejoindre?

J’espère. C’est un joueur énorme et un talonneur qui joue tous les matchs à fond. Mais on n’en a pas parlé tous les deux.

Etiez-vous frustré de vos passages à Bordeaux et Toulon?

Non, je ne viens pas pour ça ou pour une revanche. Je veux profiter du rugby surtout. Ce sont deux souvenirs différents. A Bordeaux, ça ne s’est pas passé comme je voulais. Je n’étais pas très content. Je n’ai pas joué beaucoup. A Toulon, j’ai passé six mois agréables avec beaucoup de joueurs argentins. 

Avez-vous le sentiment d’être très attendu au Stade Français?

Je veux surtout profiter du rugby et construire quelque chose avec les autres joueurs. Je ne pense pas à moi seulement. Le plus important, c’est l’équipe. Avec Morne (Steyn) et Jules (Plisson) on va se partager le poste. Il y a de la concurrence avec deux joueurs de haut niveau, c’est bien pour le club.

Même si vous avez signé en France, avez-vous abandonné l’idée de disputer la Coupe du monde 2019?

J’ai pris ma décision. Dans la tête, je ne pense pas que je jouerai la Coupe du monde. C’est un souhait mais je pense d’abord au Stade Français. Je ne sais pas si j’y serai car il y a une règle en Argentine (qui ne sélectionne que des joueurs évoluant au pays, mais avec malgré tout quelques exceptions). 

En parlez-vous avec votre ami Juan Imhoff, qui évolue au Racing et qui est dans la même situation?

Oui, on en a discuté. Il ne joue plus en sélection depuis 2015 car il est venu en France, mais on en a parlé avec les dirigeants. Evidemment, moi, j’aimerais la jouer.

Samedi, le Stade Français devra relever la tête à Agen après trois défaites consécutives…

Pour nous, c’est un match très important après notamment la défaite contre La Rochelle à domicile. C’est un match capital pour remonter au classement.

Vous allez retrouver le Top 14 après avoir effectué votre premier sortie en Challenge européen le week-end dernier…

Contre les Ospreys, je n’étais pas totalement satisfait. Je ne connaissais pas bien encore tous les lancements de jeu. Cette semaine, c’était mieux sur le terrain et j’espère que ça sera aussi le cas samedi. Le Top 14, c’est aussi différent du Challenge où il y a moins de pression. Agen a gagné à Castres et a une belle équipe, ce sera très difficile.

Que peut-on vous souhaiter pour 2019?

Gagner le championnat et jouer la Coupe du monde.

dossier :

Stade Français

Jean-François Paturaud