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Top 14, corticoïdes : pourquoi le Racing semble avoir agi dans les règles

Dan Carter

Dan Carter - AFP

L’affaire des traces de corticoïdes décelées dans les urines de trois joueurs du Racing 92 pourrait tourner court. Christian Bagate, responsable de la lutte antidopage à la Fédération française de rugby, nous a informé sur la procédure en cours et confirmé que le club francilien avait respecté les étapes de celle-ci.

Jeudi, L’Equipe révélait que des traces de corticoïdes avaient été décelées dans les urines de Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff au terme de la finale du Top 14, le 24 juin dernier, remportée par le Racing 92 face à Toulon (29-21). Une affaire qui a entraîné de nombreuses réactions. Et désormais une mise au point sur la procédure de la part de Christian Bagate, responsable de la lutte antidopage à la Fédération française de rugby. Ce dernier nous a ainsi confirmé plusieurs informations sur ce dossier très technique.

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La commission de la FFR réunie dès la semaine prochaine

« On peut prendre des corticoïdes sans AUT (autorisation à usage thérapeutique) depuis deux ans sous la pression des anglo-saxons qui ont fait revoir la législation mais il faut le signaler au moment du contrôle, indique-t-il. Cela a bien été annoncé par les joueurs du Racing au moment du contrôle, c’est noté dans le rapport transmis à l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage). »

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Dans ce dossier, Bagate nous indique également le calendrier à venir de cette affaire ; « La règle des 40 jours (après notification de l’AFLD à la Fédération concernée) ne s’applique pas car la commission a voulu traiter cette affaire avec les trois dossiers en même temps. Or, deux dossiers, pour des raisons administratives, ont traîné. La commission se réunit la semaine prochaine pour donner sa décision. L’AFLD et le Racing pourront ensuite faire appel. » Si le Racing semble avoir agi dans les règles de la procédure, Bagate ne se prononce pas sur le fond du dossier rappelant une inconnue dans ce dossier. « Reste à savoir si les méthodes et la quantité retrouvée dans les urines correspondent au produit qui dit avoir été pris, et à quelle date, indique-t-il au Monde. Si on nous dit que l’infiltration a été faite il y a dix jours et que les taux ne correspondent pas, il y a un problème. » A peine révélée, cette affaire devrait rapidement connaître sa conclusion.

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Mathieu Idiart avec Pierrick Taisne