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Top 14 : "Je connaissais ma sentence", Huget raconte sa fin de carrière prématurée

Contraint de mettre un terme à sa carrière prématurément à la suite d'une rupture du tendon d'Achille, Yoann Huget est revenu, dans le Super Moscato Show sur RMC, sur ses derniers mois de compétition avec le Stade Toulousain.

Il y a des choses qu'on ne contrôle pas. En avril dernier, Yoann Huget a vu sa carrière s’arrêter brusquement en raison d’une grave blessure au tendon d'Achille. Mais l'ailier international du Stade Toulousain estime qu'il "savait où il allait" et qu'il "connaissait sa sentence".

Le joueur de 33 ans traînait une blessure au tendon d’Achille qui l'avait conduit à annoncer la date de sa retraite (ndlr, à l'issue de la saison) en novembre dernier. Présent dans le Super Moscato Show sur RMC ce vendredi, Yoann Huget est revenu sur ses premières semaines loin du terrain.

"Franchement, je savais où j’allais. J’avais fait une IRM en début de mois et il n’y avait que deux solutions possibles. Soit opérer de suite pour nettoyer soit attendre et aller jusqu’à la rupture, et c’est ce qui s’est passé. Pour moi, il n’y avait vraiment aucune surprise. Ça pouvait tomber ou il y avait une opération à la fin de saison aussi. Dans tous les cas, il fallait que je passe sur la table d’opération. J’ai quand même profité pendant toute la saison, il n’y a pas d’amertume et il n’y a pas de regrets surtout."

"On ne choisit pas sa fin"

Blessé lors de la 22e journée de Top 14 face au Racing 92 en avril dernier, l'ailier toulousain n'a pas véritablement contrôlé sa fin de parcours. Et s'il rêvait intimement d'une autre fin, Yoann Huget ne veut pas remuer le couteau dans la plaie, indiquant que d'autres grands noms du rugby français sont passés par là, notamment l'année dernière avec le Covid-19.

"La fin, on ne l’imagine jamais comme ça. On l’imagine avec du monde, avec sa famille dans les tribunes, on l’imagine avec plein de choses mais pas comme ça. Donc je me suis dit 'est-ce que je vais vraiment finir comme ça?'. Et puis je me suis dit que j’ai de la chance de finir comme ça parce qu’il y’a d’autres joueurs, d’autres grands noms du rugby français, qui ont été obligé d’arrêter avec le Covid l’année dernière. On ne choisit pas sa fin et je pense qu’il est temps de tourner une page."

En pleine reconvalescence après son opération survenue à la fin du mois d'avril, l'ancien international français est content de ne pas avoir géré ses efforts pour prolonger l'aventure de quelques mois:"Je n’ai aucun regret sincèrement. On ne peut pas gérer les charges de travail au vue des matchs important qui arrivent, on ne peut pas s’entraîner que le jeudi. Pour moi, si je fais une semaine d’entrainement complète, je peux jouer le match. Si je ne la fais pas, c’est que je ne suis pas prêt. J’ai toujours fait comme ça durant toute ma carrière. Je ne suis pas quelqu’un qui se gère, qui gère sa carrière. Je connaissais ma sentence mais quand elle allait tomber, ça, je ne savais pas. Il n’y a pas de gestion de carrière."

Luca Demange