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Top 14: Le comité fédéral d'éthique tacle la LNR sur l'affaire du salary cap du MHR

Paul Goze

Paul Goze - ICON Sport

Saisi en novembre dernier par la Fédération française de rugby concernant l'affaire du salary cap de Montpellier, le comité fédéral d'éthique et de déontologie du rugby français a recadré la Ligue Nationale de Rugby.

Le comité fédéral d'éthique et de déontologie du rugby français a tranché. Saisi en novembre dernier par la Fédération française à propos de l'affaire du salary cap du club de Montpellier - qui avait donné lieu à une polémique entre les deux parties - il a rendu son verdict, défavorable, à la Ligue Nationale de Rugby, estimant notamment que "la décision rendue par la commission d'appel de la FFR et critiquée par la LNR repose sur des motifs qui lui sont propres et dont il ne revient désormais qu'au juge d'apprécier la légalité".

La FFR dénonçait une "grave remise en cause"

En novembre, la commission d'appel de la Fédération avait dédouané partiellement le MHR, condamné par la LNR à payer 470.000 euros pour avoir dépassé le plafond de la masse salariale lors de la saison 2017-2018 (400.000 au titre du dépassement et 70.000 au titre du manquement à la communication de certains éléments). La Ligue avait réagi en déplorant "la remise en cause de cette décision de première instance". En réponse, la FFR avait dans la foulée saisi ce comité d'éthique après une "grave remise en cause" de la part de la Ligue.

"Dans ces conditions, le Comité fédéral d’éthique et de déontologie du rugby français estime que la teneur de certains paragraphes du communiqué de presse diffusé par la LNR le 21 novembre 2019, au sujet de cette décision, n’est pas admissible,écrit l'instance. (…) La communication faite par la LNR devient même totalement inappropriée au plan éthique et déontologique, lorsqu’elle consiste à invoquer la qualité des membres qui composaient la commission de première instance dans le but de laisser penser que cette qualité serait suffisante pour que l’organe d’appel ne puisse remettre en cause la décision de première instance."

M.P avec AFP