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Top 14: "Si ma tante en avait…", l’improbable tirade d’Urios sur le jeu minimaliste de l'UBB

L’UBB a signé une victoire capitale ce samedi lors de la 24e journée de Top 14 face à Castres (20-16) et est toujours en course pour la phase finale. L’occasion pour Christophe Urios de défendre le style de jeu de son équipe malgré les critiques.

Les Anglais ont cette très belle phrase pour saluer le travail de l’ombre des gros avec "no scrum, no win" (pas de mêlée, pas de victoire). Christophe Urios semble bien faire partie des amateurs de ce jeu d’avants. En attendant le choc entre Clermont et Toulon ce samedi soir, l’UBB a signé une excellente opération en vue des barrages de Top 14, en étant victorieux de Castres (20-16), au terme d’un match poussif dans le jeu et rendu difficile par les conditions climatiques. Satisfait du succès de son équipe, Christophe Urios s’est ensuite lancé dans une tirade assez improbable.

"Il faut être laborieux sinon on ne sera jamais champion de France. Que voulez-vous que je dise. Il faut que l’on soit laborieux. Si en sortant de ce match on se dit 'Putain c’est pas du rugby'. Et bah si, c’est du rugby. J’ai entraîné en face et on se régalait de jouer comme ça. Les mecs prenaient du plaisir à jouer comme ça, a lâché le manager girondins face à la presse. Si on pense qu’il faut juste jouer à la baballe pour être champion de France. Je suis désolé mais ce n’est pas que ça le rugby. Des fois cela me gonfle d’entendre cela. […] Si ma tante en avait ce serait mon oncle… Et s’il avait beau on aurait peut-être joué différemment."

"Important de les battre pour les calmer"

Cinquième provisoire du Top 14, l’UBB a profité de sa victoire du jour pour doubler les Castrais, septième avec deux points de retard sur le top 6. Un coup double pour le club béglo-bordelais.

"Le secteur de la mêlée a été dominateur, surtout en début de match. Le secteur du contre en touche a été très très bon. C’est plutôt rassurant pour nous, a encore estimé le manager de l’UBB. […] C’était un concurrent direct dont c’était important de les battre. D’abord pour les calmer parce que… (il fait la moue). Et deux, on reste devant."

Et de conclure en exprimant clairement son objectif: "Je veux gagner mec, je veux gagner", a tranché Christophe Urios. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

JGL avec Nicolas Paolorsi