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Top 14, Toulon : Boudjellal charge violemment ses joueurs

Mourad Boudjellal

Mourad Boudjellal - AFP

Le RC Toulon vit un début de saison cauchemardesque ponctué ce samedi par un revers à Mayol face à Brive (21-25). En colère au terme de cette défaite surprise, le président varois, Mourad Boudjellal, a frontalement attaqué ses joueurs.

Avec trois affrontements face à des équipes supposées du bas de tableau, Toulon pensait vivre un début de saison serein malgré deux déplacements lors des deux premières journées. Au terme de ces trois rencontres, le RCT compte pourtant seulement six points pour deux revers et une victoire. « La réalité, c'est qu'on devrait être à trois défaites, clame même Mourad Boudjellal. Face à trois équipes qui affirment jouer le maintien, on devrait être à trois défaites. C'est ce qui est le plus inquiétant. J'en conclu que nous ne sommes pas au niveau du maintien. »

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Très remonté après la prestation catastrophique du RCT face à Brive (21-25) à l’occasion de la 3e journée de Top 14, le président varois a chargé ses joueurs. Violemment. « Où est notre jeu ? On balaye le terrain. On pourrait envisager de travailler au service de la voirie de la ville, se moque Boudjellal. On a quatre matches devant nous, il ne faut pas rêver. C'est du lourd et l'équipe que j'ai vue ce soir, elle va prendre cher. On savait très bien que ce soir, ce ne serait pas un gala de danse. On savait qu'il faudrait plus de guerriers que d'artistes. Le niveau de jeu est très inquiétant. Il va falloir que les joueurs se responsabilisent. Les fautes, ce n'est pas les coaches qui les font. »

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« On arrive à la limite de ma patience »

Le président du RCT s’est ensuite fait plus menaçant. « On arrive à la limite de ma patience. Le stage est terminé. Maintenant, on va passer aux choses sérieuses. Cela ne veut pas dire forcément que je vais virer les coaches. Je peux me virer moi-même. Qu'on puisse foutre presque huit ans en l'air sur un match, c'est honteux. Sur ce que je vois aujourd'hui, on joue le maintien. Une équipe à 800 sélections qui joue le maintien. C'est la réalité. Je pense tout simplement que l'on est nul. On est nul. Le coup d'envoi part en touche direct... Dès qu'on a un ballon, on fait un en-avant, on respecte rien. Heureusement, et je l'ai remercié, qu'on a Halfpenny. J'ai rarement vu mon équipe jouer aussi mal. » Une colère qui pourrait précéder des décisions fortes dans les prochains jours. La suite du programme est, elle, corsée avec un déplacement à Toulouse le week-end prochain puis un nouveau voyage au Racing 92 avant de recevoir Clermont et d'accueillir Montpellier.

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Avec AFP

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