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Toulouse chasse la pression

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Une semaine après la gifle reçue à Barcelone face à l’USAP (34-20), le Stade Toulousain se déplace ce soir à Bayonne pour le compte de la 6e journée du Top 14. Avec la ferme intention de faire taire les critiques.

« Que les choses soient bien claires. Vous (les journalistes) ne mettrez pas la pression sur les épaules du Stade Toulousain. Je préfère vous le dire, il y aura zéro pression ! » La mise au point de Guy Novès, l’entraîneur des champions de France, est tout sauf anecdotique. Elle intervient après un début de saison qui, s’il est loin d’être catastrophique, suscite quelques interrogations. Le club aux 19 titres nationaux ne serait donc pas sous pression, selon son technicien ?
Après deux défaites en cinq journées, Toulouse rend visite à Bayonne, ce vendredi soir, pour un déplacement à haut risque. En cas de déconvenue, les Rouge et Noir pourraient aborder la venue du leader toulonnais, dans une semaine, avec autant de victoires que de défaites. Peu rassurant : « S’il y avait eu de la pression au Stade Toulousain depuis vingt ans, on n’aurait pas gagné autant de titres », enchaîne pourtant Novès.

Reste que l’ampleur de la défaite face à Perpignan (34-20, cinq essais encaissés), samedi dernier à Barcelone, interpelle. Pour trouver trace d'une telle claque, il faut remonter quatre ans en arrière lors d'un déplacement chez... les Catalans. Ce jour-là, avec une équipe B, le Stade Toulousain s'était incliné 50 à 6 et avait encaissé huit essais. Cela ne l'avait pas empêché d'être champion de France quatre semaines plus tard. Depuis, jamais l'équipe de Novès n'avait encaissé autant d'essais.

Fickou : « On cherche la petite bête »

Du côté des joueurs, on essaie donc aussi de dédramatiser la situation : « Il n’y pas le feu, glisse le 2e ligne international Romain Millo-Chluski. Encore une fois, ce n’est qu’une défaite à l’extérieur. Un autre déplacement nous attend. Il y avait de bonnes choses sur les matches précédents. Il n’y a pas de raison de s’affoler, juste du travail à fournir. Et se trouver un peu plus. On va mettre cette première mi-temps contre Perpignan entre parenthèses. Ce sont des choses qui peuvent arriver. » LE jeune centre Gaël Fickou adopte le même discours. « On cherche la petite bête. Pour nous, il n’y a rien d’alarmant. Il faut juste qu’on remette nos fondamentaux, notre jeu, notre état d’esprit et notre envie de gagner en place. »

En attendant le premier « match référence » de la saison, l'ogre toulonnais débarquera dans une semaine au Stadium avec l'étiquette de leader dans le dos. Et surtout, celle de contestataire officiel de l'hégémonie toulousaine. Généralement, il n'y a rien de tel pour galvaniser les Toulousains.

Aurélien Brossier (avec W.T.)