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Toulouse: le report du retour du public est "très difficile pour vivre", selon Lacroix

Le retour du public dans les stades programmé au 7 janvier retarde encore l'entrée de billetterie pour les clubs à l'instar du Stade Toulousain. Son président, Didier Lacroix, comprend l'urgence sanitaire mais pointe le gros danger économique en l'absence de spectateurs.

Le rugby professionnel va encore devoir patienter avant de retrouver du public dans les stades. Espéré pour décembre, le retour des supporters n'aura pas lieu avant le 7 janvier, comme l'a annoncé Jean Castex, Premier ministre, jeudi. Une décision prise en raison de la baisse pas assez conséquente des cas de contaminations au coronavirus. Cela retarde également au 7 janvier la réouverture des théâtre, des cinémas et des salles spectacles, initialement fixée au 15 décembre.

Le sport professionnel s'était d'ailleurs étonné de ne pas être concerné par cette échéance, le gouvernement prévoyant, dans un premier temps, la réouverture des guichets des stades plus tard que ceux de la culture. Cette fois, tout le monde est sur un pied d'égalité. Plus logique selon Didier Lacroix, président du Stade Toulousain, invité de BFMTV, ce vendredi.

Une situation plus grave qu'après le premier confinement

"On souhaite être en phase avec les décisions d'Etat par rapport aux conditions sanitaires, confie-t-il. On essaie de trouver de la logique dans l'ensemble de ces annonces. On avait du mal à expliquer à l'ensemble de notre public qu'on ne pouvait pas rentrer dans les stades, tout en le pouvant dans les théâtres et les cinémas. Nous n'étions pas contre la culture mais il y avait de l'incompréhension. Aujourd'hui, on est dans la même phase que la culture avec le retour du public au 7 janvier. On va prendre notre mal en patience mais c'est toujours difficile parce qu'on avait des gros matchs à jouer."

Mais cette décision n'est pas de nature à rassurer le dirigeant. Au contraire. L'absence d'entrée de billetterie fait planer un gros danger sur les clubs. "C'est certain, confirme-t-il. Sur le premier confinement, nous avions moins de difficulté parce que la compétition était à l'arrêt, les joueurs aussi et il y avait un arrêt du paiement de leurs salaires. Cette fin de saison 2019-20 s'était à peu près bien déroulée puisqu'on a réussi à contenir les choses avec des recettes déjà encaissées de nos partenariats et abonnés. Là, nous sommes en début de saison, on a 100% de nos charges avec nos salaires, même si tous les clubs ont vu les joueurs adhérer à notre modèle économique et consentir à un effort sur leurs salaires. Sans recette et avec l'ensemble de ces coûts, c'est très difficile pour vivre."

NC