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Toulouse, première douloureuse

Timoci Matanavou

Timoci Matanavou - -

La rencontre inaugurale de la saison de Top 14 entre Toulouse et Castres au stade Ernest Wallon a offert un très beau spectacle. Défaits par les Toulousains en demi-finale l’année passée, les Castrais ont à nouveau subi la supériorité de leurs adversaires (23-22).

Le Stade Toulousain se méfiait de ce premier match de la saison face à un Castres Olympique qui lui avait posé des soucis l’an dernier. Surtout, les hommes de Guy Novès sont habituellement mis en difficultés en début d’exercice, à l’image de sa défaite inaugurale l’année passée sur la pelouse de Bayonne. Pour la deuxième fois seulement depuis 1998, les Haut-Garonnais avaient l’honneur de recevoir pour la première journée de championnat, dans un stade Ernest-Wallon imprenable depuis le printemps 2010. Côté Tarnais, il s’agissait de laver l’affront mais aussi de rompre une malédiction. Le XV cher à Pierre Fabre était incapable de s’imposer en terres voisines depuis 34 ans…

Au moment d’en découdre, les deux équipes semblaient pourtant oublier tous ces chiffres et se jetaient à corps perdus dans le combat. A ce petit jeu, les Castrais tiraient d’abord leur épingle du jeu avant que peu à peu, les Toulousains ne reprennent le contrôle du match, secoués par leur capitaine Dusautoir lors de la pause rafraîchissement (20e). Portés par leur enthousiasme, les deux squads multipliaient approximations et fautes au sol que Beauxis et Mc Allister sanctionnaient d’un côté comme Kockott de l’autre. Les commandements raccourcis sur entrée en mêlée semblaient déjà porter leur fruit, dans un secteur où Toulouse imposait sa domination (15-9, 39e).

Matanavou sauve les siens

La blessure de leur troisième ligne Diarra semblait alors réveiller des Tarnais, profitant de l’apathie haut-garonnaise pour finir dans l’en-but grâce à une magnifique percée de leur demi de mêlée Kockott (15-17). Les doubles champions de France, vexés, provoquaient alors de nombreuses échauffourées dans laquelle leurs adversaires ne donnaient pas leur part au chien. Bouilhou pour les Rouge et Noir et Bernard côté Blanc et Bleu payaient la note, avertis d’un carton jaune.

Les Stadistes semblaient alors perdre le fil du match (18-22, 62e) avant de faire valoir leur statut et leur banc de touche. Entré à la 55e minute, Timoci Matanavou, auteur de dix essais l’an dernier, ouvrait son compteur au terme de nombreux temps de jeu estampillés Toulouse (23-22, 70e). Les nombreuses percées toulousaines se retrouvaient enfin récompensées. Alors que l'on pensait le vainqueur du bouclier de Brennus à dix-neuf reprises à l'abri, Lamboley se laissait emporter, écopant d'un nouveau carton jaune (75e). Mais Castres n'en profitait pas et se précipitait. Comme toujours, le CO n'était pas loin...

Jérôme Carrère