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Toulouse punit Paris

L'international y est allé une fois de plus de son essai

L'international y est allé une fois de plus de son essai - -

Mené à la mi-temps, le Stade Toulousain n’a jamais paniqué contre le Stade Français et s’est finalement imposé 34-16. Dur pour les Parisiens.

On avait promis l’enfer à cette équipe mixte parisienne. Contraint de faire tourner son effectif en prévision des trois matchs terribles (Toulouse, Castres et Biarritz) en neuf jours, Michael Cheika avait aligné une équipe largement remaniée pour ce classique du championnat. Mais sous les yeux de Szarzewski, Roncero, Palmer, Parisse, Dupuy, Bastareaud et Beauxis, tous remplaçants, les Parisiens ont bien cru jouer un vilain tour à leur meilleur ennemi toulousain.

Sous la baguette de Martin Rodriguez - auteur des seize points de son équipe dont un essai en toute fin de première mi-temps -, les coéquipiers de Pierre Rabadan ont fait jeu égal avec leurs adversaires. Une mi-temps seulement. Dominés 16-11 à la pause, les champions d’Europe n’ont pas paniqué et ont parfaitement su profiter des lacunes défensives de leurs adversaires. Maxime Médard (45e) et Vincent Clerc (55e) ont ainsi répondu à l’essai de la première mi-temps de William Servat (16e). 

L’indiscipline condamne le Stade Français

« On fait deux ou trois erreurs défensives qui nous font perdre pied », pestait le capitaine Rabadan à la fin de la rencontre. Il faut dire que Sempere (16e), Leguizamon (50e) et Liebenberg (62e) ont tour à tour passé dix minutes sur la touche. La mêlée parisienne, largement chahutée, n’avait certainement pas besoin de cela. Et signe qu’à quinze les visiteurs auraient pu gêner Toulouse, quand Fritz (3e) et Jauzion (33e) ont reçu leur carton, Paris s’est montré largement à son avantage.

Le Stade Français concède finalement un terrible 23-0 en deuxième mi-temps. Déjà battu au Stadium l’année dernière à la tête du Leinster en quart de finale de la H Cup, Cheika assiste impuissant à la chute de ses hommes. Seule consolation, au soir de cette troisième journée, son équipe reste sur le podium du championnat. De son côté, Toulouse prend les commandes avec un bémol néanmoins : malgré une pression en fin de rencontre, et malgré les encouragements de leurs supporters et les traditionnels « mais ils sont où les Parisiens ? », les hommes de Guy Novès n’empochent pas le point du bonus. Cette affiche n’a donc pas perdu toute sa saveur.

P.Ta.