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Six Nations : Ecosse-France en quatre questions

La France défie l’Ecosse ce dimanche à Murrayfield (16h) lors de la 4e journée du tournoi des VI Nations. Les Bleus doivent s’imposer pour espérer jouer une finale face à l’Angleterre au stade de France, en clôture du tournoi samedi prochain. Décryptage du choc à venir en quatre questions.

Quid de l’état d’esprit des « bannis » de l’ère Saint-André ?

Revanchard. A commencer par Maxime Machenaud, aligné à la mêlée dimanche. Le joueur du Racing 92 était l’un des chouchous de l’ancien sélectionneur lors de prise de fonction. Philippe Saint-André le voyait comme l’une des moitiés de sa charnière avec Frédéric Michalak pour la Coupe du monde. A l’arrivée, il n’a même pas participé à la préparation. L’ouvreur François Trinh-Duc n’avait pas non plus été retenu. Maxime Mermoz a carrément été qualifié de traitre par « PSA ». Guy Novès a décidé d’en faire l’un de ses hommes de base au centre de l’attaque tricolore. Quant à Wenceslas Lauret, il assume publiquement son statut de revanchard.

Quid de la gestion humaine de Novès ?

Le nouveau sélectionneur pique ses joueurs mais ne les saborde pas. Les piliers Eddy Ben Arous et Rabah Slimani étaient du XV de départ victorieux (dans la difficulté) de l’Italie (23-21). Ils sont désormais « finisseurs » comme Novès aime qualifier les entrants. Et ils ont pesé de tout leur poids lors du succès face à l’Irlande (10-9). Il n’a pas hésité à mettre Yoann Maestri, l’indéboulonnable, sur le banc face au pays de Galles. Le 2e ligne avait en effet été averti par les commissaires du Tournoi après un coup d’épaule lors du match contre l’Irlande.

Quid de l’attaque tricolore ?

Le sélectionneur de l’Ecosse, Vern Cotter, en convient lui-même. Guy Novès porte des convictions fortes sur le jeu d’attaque tricolore, plus ambitieux. Le sélectionneur associe par exemple deux « talents », Maxime Mermoz et Gaël Fickou, au centre. Son prédécesseur préférait se rassurer avec les kilos sur la balance en choisissant des « tanks », type Mathieu Bastareaud. Novès le pragmatique avance pas à pas. Il a ainsi décidé de placer Wesley Fofana à l’aile. Un choix qu’il justifie par ce constat : le joueur de Clermont a de bons appuis mais il peine à faire jouer derrière lui. Il est donc plus utile à l’aile.

Quid de la « com’ » de Novès ?

Novès et les journalistes, c’est toute une histoire. Par exemple, cette scène observée ce samedi lors de l’entrainement du capitaine à Murrayfield, ouvert aux médias pendant 15 minutes. Le reporter RMC Sport présent a chronométré : les Bleus sont restés 7’42’’ en rond pour débuter… Ce culte du secret ne concerne pas seulement la presse. Plus rien ne filtre sur les réseaux sociaux. Dans l’entre-soi de Marcoussis, Novès va même jusqu’à virer du terrain d’entrainement des membres du comité directeur, techniquement ses patrons. Discret, le sélectionneur aime les mots glissés à l’oreille des joueurs. A la manière d’un artisan, il procède par petites retouches, obnubilé par l’équipe. Et tant pis pour les points presse.

la rédaction