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XV de France. Brunel: "On pourra vraiment s’évaluer contre l’Angleterre"

Après la victoire contre l’Italie ce vendredi à Marseille (34-17), la première du XV de France depuis près d’un an, Jacques Brunel a fait part de son soulagement ainsi que de son envie de voir son équipe s’étalonner face aux Anglais le 10 mars.

Jacques Brunel, êtes-vous soulagé par cette victoire du XV de France contre l’Italie ?

Oui, il y a du soulagement parce qu’on casse un peu la dynamique négative. On sort soulagés après une semaine qui a été compliquée, avec la construction d’une équipe en peu de temps, des joueurs qui arrivent tardivement, 15 joueurs qui sont différents depuis le premier match. Ça fait beaucoup de choses. Et puis avec la pression qu’il y avait autour. Même si la semaine a été difficile, les joueurs ont montré d’entrée qu’ils avaient la volonté d’imposer leur jeu, directement sur la première action. On a réussi à se libérer. On n’a pas su conclure toutes les actions créées. On a manqué de réalisme dans les 22 mètres adverses, notamment. Mais, quand l’Italie était devant ou tout près au tableau d’affichage, on a réussi à ne pas se restreindre, à ne pas se recroqueviller, et à aller toujours de l’avant.

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Comment avez-vous vécu ce match ?

Pour connaître un peu les Italiens, je sais que si jamais on ne les distance pas au score, ça va être compliqué parce qu’ils ne vont rien lâcher. Il fallait absolument creuser l’écart. On a réussi à le faire en deuxième mi-temps. Il a fallu qu’on crée pas mal de situations pour les mettre à la faute. On aurait pu prendre le large plus aisément, on a eu les occasions pour le faire. Malheureusement, il y a eu de la précipitation. Mais enfin, soulagé quand même qu’on ait pu se libérer de l’étreinte des Italiens.

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Mathieu Bastareaud a-t-il répondu à vos attentes ?

Oui. Il a répondu à ce qu’on attendait de lui. On attendait qu’il pèse sur la défense adverse, qu’il soit capable de faire jouer les autres, qu’il soit un danger permanent. Et il l’a été. Il a répondu totalement à nos attentes.

Allez-vous préparer le match contre l’Angleterre (10 mars) avec plus de sérénité ?

Oui, plus de sérénité. Mais on connait l’adversaire. Ce sera totalement différent. Il faudra faire une prestation encore plus aboutie. Je suis content, dans les conditions, de la détermination, de la volonté d’imposer le jeu qu’on a montré. Maintenant, il y a un challenge intéressant à Paris : rencontrer l’Angleterre, ce qui se fait de mieux. On pourra vraiment s’évaluer sur ce match.

Il peut vraiment y avoir match contre les Anglais ?

J’espère qu’il y aura match. Il y a toujours un scénario. Et on ne le connait pas par avance. On a eu quelques scénarios défavorables. Il faudrait que, de temps en temps, ils soient un peu favorables. On espère au moins rivaliser avec eux, être là, pas loin. C’est notre but. Notre but, il est d’être très proche des meilleurs. L’Angleterre, c’est ce qu’il y a de meilleur. On va essayer de s’en rapprocher.

LP avec LD