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XV de France: Laporte fait le point sur la recherche d'un nouveau sélectionneur après la Coupe du monde

Après un Tournoi des Six Nations raté et alors que les têtes sont déjà tournées vers la Coupe du monde 2023, Bernard Laporte continue de consulter des candidats potentiels pour devenir le prochain sélectionneur. Quant à un renfort du staff pour le Mondial en septembre 2019, le président de la FFR laisse la main à Jacques Brunel.

S'il n'excluait pas encore une prolongation de contrat pour Jacques Brunel il y a quelques mois, Bernard Laporte prépare activement la succession du technicien à la tête du XV de France. "Si on fait une énorme Coupe du monde et si Jacques décide de garder le même staff, on aura 2023 en ligne de mire", laissait entendre le président de la Fédération française de rugby en octobre. Depuis, la donne a bien changé.

Les candidats sont "tous identifiés"

Après un Tournoi des Six Nations raté, plus de doute: Jacques Brunel sera remplacé au terme de son contrat, en 2020. Avec la Coupe du monde 2023 (que la France accueillera) en ligne de mire. "Plus vite il (le nouveau sélectionneur) aura signé, mieux je me porterai, insiste Bernard Laporte. Les cinq meilleurs du monde que j’ai vus, une Coupe du monde en France, ça les excitait tous, c'est une évidence. Il n'y a rien de fait. C'est pour cela que je dis que le jour où ce sera signé, je reviendrai tranquille. je veux que cela se fasse le plus tôt possible."

Des candidats potentiels engagés ailleurs et qu'il consulte depuis décembre. "Ils sont tous identifiés, assure le président de la FFR. Certains m'ont dit non pour des raisons familiales. Je peux le comprendre, mais ce n'était pas un non définitif au départ. Mes premiers rendez-vous, je les ai faits en décembre et pour vous dire la vérité, j'en ai d'autres la semaine prochaine. Je veux que cela se signe vite."

Un étranger? Oui mais après référendum

Une short-list que l'ancien manager a refusé de donner... mais qui concerne des étrangers. "J'ai promis la confidentialité à certains, qui sont déjà dans des clubs... euh dans des Fédérations", a-t-il lâché. Avant d'annoncer un futur référendum auprès des clubs, concernant la nomination ou non d'un étranger.

"Je veux faire un référendum auprès des clubs parce qu'il faut que tous les présidents et éducateurs soient d'accord. Ce n'est pas à moi de dire si ça va être un étranger ou pas. Personnellement, si j'étais président de club, cela ne me dérangerait pas, poursuit Bernard Laporte. Aujourd'hui, on est dans une mondialisation et le sport n'y échappe pas. Il faut aller chercher les meilleurs. Le football l'a fait avant nous."

Pierre Mignoni, qui fait ses gammes au LOU, "démarre, il faut laisser du temps au temps", précise Bernard Laporte, persuadé qu'il "entraînera un jour l'équipe de France". En attendant, Jacques Brunel prépare le Mondial 2019. En sachant qu'il sera remplacé ensuite. 

Brunel a la main pour renforcer son staff pour le Mondial 2019

"Un risque d'affaiblir Brunel? Non pas du tout. Jacques Brunel était en contrat jusqu'en juin 2020, il savait qu'après c'était fini. Donc cela ne va pas du tout l'affaiblir. [...] Il y a 2019 qu'il faut bien préparer. Je sais que Jacques (Brunel) consulte des gens, il doit revenir vers moi. C'est son domaine, c'est à lui de choisir - ou pas d'ailleurs - d'autres compétences pour apporter au staff. Et moi je m'occupe de 2023, du manager qui gérera dès le 1er janvier et jusqu'à la Coupe du monde."

A.Bo avec E.Jay