RMC Sport

XV de France: les regrets d’Elissalde après le Mondial des Bleus

Bourreaux des Bleus au Japon, les Gallois ont perdu ce dimanche face à l’Afrique du Sud au terme d’une rencontre assez moyenne en demi-finale de la Coupe du monde. De quoi nourrir quelques regrets pour Jean-Baptiste Elissalde, adjoint de Jacques Brunel au sein du XV de France.

La demi-finale du Mondial nippon entre l’Afrique du Sud et le pays de Galles a offert un triste spectacle rugbystique ce dimanche à Yokohama. Au terme d’un gros combat qui a parfois viré à la purge, les Springboks ont arraché leur place en finale au bout du suspense (19-16). Eliminés par ces mêmes Gallois la semaine passée, les Bleus auraient clairement eu un coup à jouer ce dimanche…tant pis.

Elissalde pas convaincu par les Boks

Invité de RMC après la qualification des partenaires de Cheslin Kolbe pour la finale de la Coupe du monde, Jean-Baptiste Elissalde est resté sur sa faim lors de ce choc décevant entre Boks et XV du Poireau. "Il n’y a eu aucune prise de risques. On n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent hormis du combat et des coups de pieds, plus ou moins bien réussis, a expliqué l’adjoint de Jacques Brunel chez les Bleus. On a vu quelques échanges de coups de pied assez maladroits. Et puis pas grand-chose hormis quelques pénalités."

Pour l’ancien demi de mêlée international, c’est avant tout grâce à leur défense leur grosse préparation physique que les protégés de Johan Erasmus ont rejoint l’Angleterre pour la finale à Yokohama samedi prochain. 

"Des regrets, forcément"

Après avoir décrit la belle ambiance qui a régné au sein du XV de France pendant toute la préparation ainsi que lors de la compétition, le technicien de 41 ans a reconnu entretenir de légers regrets après la cruelle élimination des Bleus. Surtout après une demi-finale où la France aurait pu poser des problèmes aux Sud-Africains. "Oui forcément des regrets au vu du match qu’on a produit. Même si tout le monde a mis le doigt où ça faisait mal sur Sébastien Vahaamahina, on a quand même manqué quelques moments du match, a avoué celui dont le contrat s’arrêtera à la fin du mois d’octobre. Et puis tout cela a fait que, comme depuis deux ou quatre ou même six ans, l’équipe de France, fragile dans ces moments-là, a beaucoup subi. Et elle a fini par laisser passer le match."

Jean-Guy Lebreton