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XV de France - Trinh-Duc : "La concurrence nous tire tous vers le haut"

François Trinh-Duc

François Trinh-Duc - AFP

Près d’un mois après le début de la préparation physique des Bleus, François Trinh-Duc laisse entendre qu’il aime presque ça. Mais l’ouvreur des Bleus ne cache pas non plus qu’il est ravi de retrouver le ballon. Il attaque avec enthousiasme la dernière ligne droite de la préparation avec, en ligne de mire, le premier match amical face à l’Angleterre (15 août), mais surtout l’annonce de la liste des 31 pour le Mondial.

François, quel a été votre programme durant vos quatre jours de repos ? 

Je me suis bien reposé (sourire). J’ai profité de mes proches, de ma famille. C’était important pour moi de rentrer chez moi à Montpellier, pour me ressourcer, retrouver un équilibre et partager de bons moments en famille. C’est toujours trop peu, mais ça fait du bien à la tête, surtout après un stage intensif. C’était une chance de pouvoir couper. 

Pendant ces quatre jours, étiez-vous complètement off ?

Oui, quasiment. On avait juste une petite séance pour bien préparer la suite. Mais on avait surtout comme mot d’ordre de couper pour revenir en forme. 

Avez-vous été surpris de vos capacités physiques sur le premier bloc de préparation très intensif qui vous a été proposé ?

Oui, je commence presque à aimer ça la préparation physique ! (Il rigole) J’aime cette notion de surpassement. Je considère que cette première phase de préparation s’est très bien passée personnellement. Je me sens bien. Il y a eu des moments compliqués, où ça tirait de partout, mais on a tous passé cette première étape sans encombre. Maintenant, il faut continuer et enchaîner pour être le mieux possible. 

Julien Deloire, le préparateur physique, avait laissé entendre qu’il pousserait les joueurs jusqu’à la limite de la rupture, de la blessure. L’avez-vous ressenti comme ça ?

C’est vrai qu’on a été en souffrance. Les corps ont été très éprouvés et très fatigués. Mais nous avions aussi de grandes plages de récupération. On n’a été pas loin de la rupture. Il nous restait toujours un peu de jus et il fallait regarder devant. On comptait les jours qu’il nous restait.

« On est conscient qu’un demi d’ouverture va quitter le groupe »

Après un premier bloc à dominante physique, vous passez sur un second bloc avec plus de rugby. Ça commençait à vous démanger ?

On a quand même pu toucher un peu le ballon pendant la première phase. C’était une vrai chance de coupler les entraînements physique avec du rugby. On attaque vraiment le vif du sujet avec le projet de jeu, les combinaisons. C’est pour ça qu’on en a chié pendant un mois ! (rires)

Le retour du rugby, c’est aussi le retour des oppositions et de la concurrence…

Ça fait partie du jeu. La concurrence nous tire tous vers le haut. Les entraînements seront de qualité. On aura besoin de beaucoup de concentration et de cohésion.

Comment vivez-vous l’approche de l’annonce de la liste des 31 ?

On est conscient qu’un demi d’ouverture va quitter le groupe. Ça met de l’émulation, mais en aucun cas ce n’est négatif. C’est une bonne chose. Nous sommes des compétiteurs et de grands garçons. Le plus important, c’est le groupe.

Est-ce que cette concurrence se vit comme en club ?

Oui, c’est pareil. Normalement, c’est un peu différent car on n’a généralement qu’une semaine pour préparer un match du Tournoi. Là, ça fait un mois qu’on vit ensemble, qu’on apprend à se connaitre, sur et en dehors du terrain. Donc c’est comme en club.

Vous nous disiez que vous comptiez les jours pendant la première phase de préparation. Est-ce que cette fois vous comptez les jours jusqu’au premier match amical (le 15 août face à l’Angleterre) ?

Oui, il y aura d’abord le stage à Falgos (du 8 au 12 août) pour peaufiner notre rugby. Mais c’est vrai qu’on a en ligne de mire ce premier test face à l’Angleterre.

Maxime RAULIN à Marcoussis