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"On se sent un peu invincible et puis…", Fourcade raconte son début de saison raté

Après un début de saison aux résultats bien éloignés de ses exploits habituels, Martin Fourcade analyse, avant le début des Mondiaux de biathlon à Östersund (7-17 mars), les raisons de ses contre-performances après avoir pris une pause.

Il a été le premier surpris. Auteur d’un début de saison manqué sur les skis, Martin Fourcade a fini par relativiser ses performances, forcément décevantes pour l’ogre du circuit. "Ça a été très compliqué parce que ça fait dix ans que je suis au plus haut niveau, a analysé le biathlète français à notre micro avant le début des Mondiaux de biathlon à Östersund (7-17 mars). (...) La période de break (il n'a pas participé à la tournée américaine) m’a fait prendre conscience que l’anomalie était plutôt dans la première partie de ma carrière que dans l’épreuve que je vivais dans le début de saison."

"Cela fait sept ans que je remporte le général de la Coupe du monde et en réussissant à chaque fois ce que j’étais venu chercher, que ce soit en Coupe du monde, aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques", a rappelé le quintuple champion olympique, sportif français le plus médaillé d'or aux JO de l'histoire.

"Finalement, sans se le dire, on se sent un peu invincible"

Martin Fourcade a admis qu'il avait "créé un monstre", en s'obligeant à "gagner toutes les compétitions". "C’est un standard que je me suis fixé tout seul, a-t-il poursuivi. Aujourd’hui, quand je ne suis pas sur le podium, c’est une déception pour le grand public et pour moi. Le début de saison n’a pas été facile à vivre."

La victoire a, malgré lui, pris un certain côté grisant. "Il y a un moment où, finalement, sans se le dire, on se sent un peu invincible, a ainsi reconnu Fourcade. Et cette invincibilité-là, sur le début de saison, a été mise à mal. (...) Elle s'est retournée contre moi." Forcé de reconnaître son changement de rythme, le trentenaire souhaite désormais se concentrer "sur ce qui arrive [plutôt] que sur ce qui s’est passé". Entre espoir et ambition.

Florian Perrier avec Julien Richard et Anthony Rech à Östersund (Suède)