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Boxe: Un "combat" entre Mike Tyson et Lennox Lewis en septembre?

Après son exhibition contre Roy Jones Jr fin novembre, Mike Tyson a encore des fourmis dans les gants. "Iron Mike" vient d’annoncer un retour sur les rings en septembre contre Lennox Lewis, autre ancien champion du monde des lourds et légende de la boxe. Si la chose doit encore être confirmée, l’idée rappellera quelques souvenirs: le Britannique avait mis l’Américain KO chez les pros en 2002.

Le mouvement de retour des anciens entre les cordes a commencé avec Mike Tyson et Roy Jones Jr, fin novembre, pour une exhibition qui a fait un carton d’audience. Il va se poursuivre avec Evander Holyfield, qui va se retrouver entre les cordes le 5 juin pour quelques rounds avec Kevin McBride, l’homme qui avait battu "Iron Mike" pour la dernière sortie de sa carrière pro en 2005. Oscar De La Hoya a lui aussi des envies de ring dans les semaines à venir, peut-être carrément pour un "vrai" combat. Et maintenant, c’est peut-être Lennox Lewis qui va les rejoindre.

Le Britannique, légende du noble art et ancien champion unifié (WBC-WBA-IBF) et incontesté des lourds, pourrait affronter Tyson à la fin de l’été pour une exhibition revanche de leur combat de 2002 conclu par un KO infligé par Lewis à son adversaire à la huitième reprise. Enfin, si l’on en croit "Iron Mike". Interrogé par TMZ Sports sur son prochain passage dans le ring à la sortie d’un restaurant de Los Angeles, juste au moment de s’engouffrer dans sa voiture, le plus jeune champion du monde de l’histoire des lourds a lâché l’information: "Je vais affronter Lennox Lewis en septembre!"

Vu le contexte de l’interview, et l’esprit parfois (enfin, souvent) embrumé du garçon, on a le droit de douter de la véracité de l’affirmation. Mais elle fait presque sens. Retraité des rings depuis 2003 et sa victoire sur Vitali Klitschko pour conserver son titre WBC, Lewis n’a jamais remis les gants pour un combat depuis. Mais ces derniers mois, il a commencé à ouvrir la porte. "Si cela fait sens, je pourrais revenir", avait-il ainsi lancé en marge du "combat" Tyson-Jones, après avoir d’abord semblé s’amuser de l’idée. A l’époque, il avait évoqué la perspective de croiser les gants avec l’Américain Riddick Bowe, autre ancien champion unifié/incontesté WBC-WBA-IBF des lourds qu’il avait battu en finale olympique en 1988 (Lewis évoluait sous le drapeau canadien) mais qu’il n’a jamais affronté chez les pros.

54 et 55 ans

Mais un choc contre Tyson, à qui il avait infligé le "KO de l’année" en 2002 selon le célèbre magazine The Ring, lui a sans doute vite paru (à raison) plus attirant pour le public et bien plus rémunérateur pour lui. "Si le public le veut, on peut parler", avait-il précisé en février à propos de Tyson. Ce dernier avait entamé des négociations avec Evander Holyfield, qui l’avait battu deux fois en 1996 et 1997 (se faisant croquer l’oreille au passage), pour une exhibition fin mai mais après des annonces positives en mars, les deux camps n’auraient finalement pas trouvé d’accord financier. Avec Lewis, si la chose se confirme, il a trouvé le parfait remplaçant pour attirer les foules.

Lennox Lewis (de face) contre Mike Tyson lors de leur combat en juin 2002
Lennox Lewis (de face) contre Mike Tyson lors de leur combat en juin 2002 © AFP

Avec peut-être quelques belles joutes verbales à l’horizon quand on se souvient du passé: une énorme bagarre générale avait éclaté lors d’une conférence de presse quelques mois avant leur premier combat un Tyson tout sauf au mieux sur le plan mental à l’époque avait, entre autres joyeusetés, menacé de "manger" les enfants du Britannique. Ils ne devraient pas avoir de mal à "vendre" une rivalité, quoi. Mais le constat reste terrible pour la boxe. Deux pugilistes de 54 (Tyson) et 55 ans (Lewis) pourraient bien être à l’affiche d’un des combats les plus regardés de l’année, comme "Iron Mike" et Jones l’avaient été en 2020. En attendant, Anthony Joshua-Tyson Fury n’est toujours pas officialisé chez les lourds et Terence Crawford-Errol Spence Jr paraît plus proche du rêve que de la réalité côté welters. L’art reste noble. Mais il est parfois un peu triste.

https://twitter.com/LexaB Alexandre Herbinet Journaliste RMC Sport