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Boxe: Yoka s’offre un cinquième succès (et un peu de joie avant le verdict de l’AFLD)

Nouveau combat et nouveau succès pour Tony Yoka dans sa campagne d’ascension vers les sommets de la boxe professionnelle. Le champion olympique a dominé l’Anglais David Allen avant la fin de la 10e reprise et va désormais se tourner vers la date du 4 juillet, moment choisi par l’AFLD pour communiquer sur son sort suite à ces trois "no-shows".

"La conquête", le nom donné à la campagne de Tony Yoka, bien décidé à grimper avec autorité les cimes de la boxe professionnelle, a encore accouché d’un épisode heureux pour le Français. Après les Américains Travis Clark et Jonathan Rice, le Belge Ali Baghouz et le Français et ancien champion national, Cyril Léonet, Tony Yoka avait rendez-vous ce samedi soir avec l’Anglais David Allen, 26 ans tout comme lui et un meilleur classement que ces quatre autres précédents opposants (105e mondial).

Allen arrêté dans le 10e round

Si ce dernier affichait un certain embonpoint, sa boxe était cohérente. Réputé très bon encaisseur, l’ancien sparring-partner d’Anthony Joshua a tenu malgré quelques excellents mouvements du Français, toujours à l’avance aux points. Et pour la première fois de sa jeune carrière professionnelle, le champion olympique des lourds a remporté son combat après la sixième reprise. Il a presque failli aller au bout du bout et donc aux points (qu’il aurait remporté, car largement dominateur), comme l’avait pronostiqué… Anthony Joshua, dont les combats sont à suivre sur RMC Sport, à nos confrères de L'Equipe.

Mais non, c’était sans compter sur une accélération et une avalanche de coups du Français, qui allait littéralement déborder Allen à deux minutes de la fin du match. L’arbitre, au grand dam de l’Anglais, mettait fin à ce combat avant le terme du 10e round. "Je ne voulais pas gagner aux points. Au début du 10e round, je me suis dit qu’il fallait que je le mette KO", confiera Yoka au micro de Canal+. Avant de remettre ça… on ne sait pas encore quand. L’intéressé a un autre combat à mener, le 4 juillet, devant l’AFLD, qui décidera de son sort suite à ses trois "no-shows". Et cette fois, il ne sera pas à la baguette.

A.D