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UFC: "J'ai envie de faire la même chose pour la France que Ngannou", Gane se livre avant Volkov

Troisième du classement des lourds de l’UFC, Ciryl Gane affronte le Russe Alexander Volkov le 26 juin à Las Vegas (en direct et en exclusivité sur RMC Sport) dans un choc du top 5 qui pourrait lui ouvrir la porte d’un combat pour le titre et de son objectif annoncé: devenir le premier Français sacré à l'UFC. Avant cette nouvelle étape, l'invaincu "Bon Gamin" s'est confié au RMC Fighter Club pour une discussion-interview passionnante.

Pour écrire l’histoire, il doit continuer la sienne. Ciryl Gane a combattu pour la première fois en MMA il y a moins de trois ans, en août 2018. Sur cette période, à cause de différentes blessures de ses adversaires, il n’a pas pu monter dans la cage entre décembre 2019 et décembre 2020. Mais il est déjà presque au sommet. On répète pour ceux qui n’auraient pas tilté: le Français a réalisé la chose en moins de trois ans!

Toujours invaincu en MMA (8-0 dont 5-0 à l’UFC), "Bon Gamin" a grimpé à vitesse grand V le classement des lourds de l’UFC – plus grande organisation de la discipline – pour atteindre la troisième place depuis sa victoire par décision unanime sur Jairzinho Rozenstruik en février.

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Une position qui le rendra presque incontournable pour un combat pour le titre s’il passe l’obstacle Alexander Volkov, cinquième du classement, le 26 juin à l’UFC Apex de Las Vegas dans le cadre de l’événement UFC Fight Night 190. Avec derrière l’ambition de devenir le premier combattant tricolore à recevoir une ceinture de champion de la prestigieuse UFC.

"On est dans cette thématique-là, oui, confirme le surdoué français. Quand j’avais gagné contre Jairzinho, c’était le numéro 3 et on me disait de demander la ceinture au micro et tout ça. Personnellement, je me disais: 'Je pense qu’ils vont quand même me mettre un autre combat avant'. Là, pour le coup, derrière ce combat-là, si je gagne, je ne pense pas qu’ils vont me mettre un autre combat intermédiaire avant."

Avant cela (et un été où il va devenir papa pour la deuxième fois), il faudra s’imposer face au Russe. A l’approche de ce combat, Ciryl Gane a rendu une visite au RMC Fighter Club, le podcast de RMC Sport consacré aux sports de combat. Une demi-heure de discussion-interview passionnante où l’ancien spécialiste de muay-thaï se confronte sans esquiver aucun sujet aux questions de notre consultant (et son ami) Taylor Lapilus, ancien de l’UFC qui partage sa salle d’entraînement (la MMA Factory parisienne, sous l’égide de coach Fernand Lopez), et de Jonatan MacHardy et Alexandre Herbinet.

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Sa gestion de la pression plus les enjeux augmentent, son ascension express, sa décontraction permanente, les critiques de Dana White (patron exécutif de l’UFC) après sa performance pas assez spectaculaire face à Rozenstruik, son envie d’un KO qui tournerait en boucle, son absence de peur de la défaite, sa faculté à ne pas être mis en difficulté en combat comme à l’entraînement, ses séances de sparring avec le qualifié olympique en boxe Mourad Aliev, ses progrès en boxe anglaise comme au sol, le sacre de Francis Ngannou chez les lourds et la perspective d’affronter l’ancien pensionnaire de la MMA Factory pour le titre, sa notoriété grandissante en France comme au-delà de nos frontières, sa réussite qui ne l’empêche pas de rester le même, son envie de montrer ses progrès dans l’octogone: "Bon Gamin" se confie avec sourire et bonne humeur, comme toujours.

Le défi Volkov? "On a fait une bonne préparation, on se sent affûté, il n’y a pas de bobo, chose qui est assez rare… On est prêt, quoi. J’ai toujours l’habitude de me mettre dans la peau d’un outsider, de me dire: 'Ce mec-là est plus fort que moi, il va falloir que je prouve'. Ça ne change pas de d’habitude. En toute sincérité, je pense que c’est le plus dangereux des adversaires parmi tous ceux que j’ai rencontrés. Par sa grandeur, par sa manière de boxer en ligne qui est très propre, et parce que ce mec-là est complet. C’est un très beau test et je me dis que ça va être une raison de plus de sortir encore une nouvelle version de 'Bon Gamin'."

"Je ne me place pas comme une star"

Ngannou champion et bientôt dans son viseur? "Je suis content qu’il ait eu la ceinture car ça m’aurait embêté de l’affronter avant par rapport à ce qu’on connaît, au fait qu’il soit 'né' au même endroit que moi. Ça m’aurait embêté qu’on se mette des bâtons dans les roues avant que ce ne soit pour la ceinture. Qu’est-ce que ça m’a fait de le voir sacré? Franchement, ça m’a fait chaud au cœur. J’étais super content, surtout quand j’ai vu la vague sur les réseaux de ces fameuses vidéos en Afrique et un peu partout. J’ai vraiment senti que ce n’était pas que pour lui mais pour plein d’autres choses. Ça aurait pu ne me faire ni chaud ni froid mais ces images m’ont vraiment fait plaisir. Ça me donne envie de faire la même chose pour la France, que les Français soient en mode Coupe du monde 1998 derrière moi."

>> Long format: Ciryl Gane, itinéraire d'un surdoué

Sa popularité qui grimpe en flèche sous les projecteurs de l’UFC? "Il n’y a pas une journée où il n’y a pas quelqu’un qui m’arrête pour me dire 'Hey Bon Gamin!' ou 'Hey Ciryl Gane!' ou pour me demander de prendre une photo. Ça reste toujours très gentil, car les gens savent bien que je suis bon délire et ils le sont aussi. Je ne me place pas comme une star donc les gens ne m’idolâtrent pas. Ils ne sont pas fanatiques. C’est juste cool." Pour découvrir tout le reste, et mieux connaître "Bon Gamin", une seule chose à faire: lancer ce numéro spécial Ciryl Gane du RMC Fighter Club. Bonne écoute.

https://twitter.com/LexaB Alexandre Herbinet Journaliste RMC Sport