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"C'est ok de ne pas être ok", Osaka se confie sur son anxiété après son retrait de Roland-Garros

L'ancienne numéro 1 Mondiale Naomi Osaka, qui avait renoncé à Roland-Garros pour régler ses problèmes d'anxiété, s'est dite très "impatiente de jouer à Tokyo" dans une tribune publiée ce jeudi dans le magazine Time.

"J'espère que les gens peuvent s'identifier et comprendre qu'il est normal de ne pas aller bien et qu'il est normal d'en parler. Il y a généralement de la lumière au bout de chaque tunnel". Dans une tribune publiée ce jeudi dans le magazine Time, Naomi Osaka se confie sur son anxiété sociale qui l'avait poussée à renoncer à Roland-Garros. L'ancienne numéro 1 mondiale déclare qu'elle ne "pourrait pas être plus enthousiaste à l'idée de jouer" aux Jeux olympiques de Tokyo, après avoir pris plusieurs semaines pour se "ressourcer et passer du temps avec [ses] proches".

La Japonaise, qui ne pourra pas concourir devant son public après la décision par les autorités et les organisateurs d'organiser les JO presque entièrement à huis clos, s'était retirée de Roland-Garros fin mai après avoir refusé de se présenter face aux médias pour préserver sa santé mentale. Elle avait reçu une amende de 15.000 dollars (environ 12.670 euros).

"Protéger les sportifs"

Elle qui avait alors expliqué que les conférences de presse d'après-match étaient préjudiciables pour sa santé, pense toujours que cet exercice obligatoire est "dépassé et avait besoin d'être rafraichi", comme elle l'écrit dans le magazine américain. "Je pense que nous pouvons améliorer ce format, le rendre plus intéressant et agréable pour chaque partie" note-t-elle. "Moins de (rapports) sujets contre objet, plus (de rapports) de pair à pair".

Naomi Osaka, qui a également renoncé à Wimbledon, espère que les autorités sportives "adopteront des mesures pour protéger les sportifs, en particulier les plus fragiles", en permettant peut-être parfois aux joueurs de renoncer aux obligations médiatiques sans être punis.

Après son abandon à Paris et la controverse provoquée, la vainqueure 2021 de l'Open d'Australie révèle avoir reçu le soutien de personnalités comme Michelle Obama ou du nageur américain Michael Phelps. Ce dernier lui a notamment dit qu'en parlant, elle avait peut-être sauvé une vie. Ce qui fait dire à Naomi Osaka: "Si c'est vrai, alors tout cela en valait la peine".

JA avec AFP