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Coupe Davis: "J'ai bon espoir en ces jeunes-là", Mahut impressionné par les "rookies"

Battus 2-1 par la Grande-Bretagne dans le huis-clos sordide d’Innsbruck, les Bleus ont vécu la même campagne qu’en 2019 qu’à Madrid. Mais il y a aura des enseignements positifs à tirer du séjour à la montagne, notamment l'essor et l'avènement d'une nouvelle génération.

Avec un succès étriqué et une défaite 2-1 contre les Britanniques, l’équipe de France de Coupe Davis se retrouve en ballottage très défavorable. Les Bleus vont rester à Innsbruck jusqu’à lundi en cas de repêchage en tant que meilleur deuxièmes. Mais avec un set-average négatif (6-8), les chances sont minces.

D’ailleurs, la conférence de presse ressemblait à un bilan d’une campagne frustrante et agaçante. "Nous faire jouer à 10 heures du matin en sachant qu’on s’est couchés jeudi à quatre heures du matin avec les soins…", pestait Sébastien Grosjean.

Arthur Rinderknech, lui, se souviendra de cette journée entamée à six heures du matin. Pour sa première sélection, le Tricolore de 26 ans, s’est battu comme un diable. Il s’est procuré deux balles d’égalisation à une manche partout face à Cameron Norrie, 12e mondial, avant de rendre les armes (6-4, 7-6).

"J’aurais aimé le voir dans un troisième set mais le crédit lui en revient, disait-il. Je n’ai pas tant que cela à raconter mais je l’ai vu de mes propres yeux cette coupe Davis. Quoiqu’il arrive, c’était un moment exceptionnel. J’espère qu’il y en aura d’autres. J’ai essayé d’emmagasiner pour l’avenir et tirer le maximum de chaque personne du staff. Il faut mettre tous les ingrédients pour être prêt le jour J."

Vivement mars pour revivre des émotions

Nicolas Mahut a découvert Arthur Rinderknech et il a même eu l’occasion de disputer – et de gagner – un double à enjeu à ses côtés. Pour l’Angevin, il y a des motifs de satisfaction. "Les rookies ont été fantastiques, clame-t-il. Même si on l’a pas vu sur le terrain, Hugo (Gaston) a amené beaucoup d’énergie positive. Arthur aussi, il a évolué dans les College américains et il a apporté un super état d’esprit et beaucoup d’énergie au groupe. Malheureusement, je ressors avec beaucoup de frustration. J’ai l’impression d’avoir vécu deux fois la même campagne. Mais j’ai bon espoir en ces jeunes-là. Je n’oublie pas Ugo Humbert. Il faut qu’à nouveau cette équipe de France fasse partie des priorités et que ce soit un vrai objectif. Il va falloir se mobiliser assez rapidement."

En mars prochain, il y aura une rencontre comme au bon vieux temps. Un "qualifier", selon le terme marketing de la Fédération Internationale. A la maison ou à l’extérieur. Avec quatre simples et un double étalés sur deux jours. "C’est peut-être la bonne nouvelle de la déception de cette semaine, lâche Nicolas Mahut. J’espère qu’on va pouvoir recevoir. Il faudra discuter avec le capitaine. On a senti durant cette semaine que c’était important de porter le maillot de l’équipe de France."

Un message pour les absents… De plus, qui sait… La paire Mahut-Rinderknech sera peut-être reformée à l’Open d’Australie. A Bercy, Pierre-Hugues Herbert avait révélé qu’il n’était pas vacciné. "J’attends qu’il communique sur le sujet", dégage en touche Nicolas Mahut. Mais l’Angevin est un garçon organisé. Il a un plan de secours en tête…

Eric Salliot