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Roland-Garros: "J’ai passé un cap", assure l'espoir français Luca Van Assche

Un an après son titre dans le tableau junior, Luca Van Assche (18 ans) retrouve ce mardi la terre battue de Roland-Garros. Passé depuis sur le circuit senior, le joueur parisien (381e mondial, joueur le mieux classé de son année de naissance 2004) a vécu douze mois d’apprentissage. Pour l’édition 2022, il n’a pas obtenu d’invitation pour le tableau principal, mais pour les qualifications. Pour RMC Sport, en marge du tournoi d’Aix-en-Provence, Van Assche se confie sur ces derniers mois et ses ambitions pour le futur.

Un an après ce titre junior à Roland-Garros, comment allez-vous, Luca ?

Cela va très bien. Physiquement cela va bien, aucun bobo. Ces derniers mois, je me suis bien entraîné, j’ai gagné des matchs. Tout va bien.

Comment jugez-vous ces derniers mois ?

J’ai passé un cap depuis Roland-Garros l’année dernière. J’ai pris beaucoup d’expérience en gagnant ce titre chez les juniors et cela m’a permis de me lancer totalement chez les seniors et cela s’est plutôt très bien passé.

Sentez-vous une attention particulière portée sur vous depuis le titre ?

C’est sûr que l’on sent beaucoup plus de gens qui te suivent, on le voit sur les réseaux. On voit aussi les critiques autour du tennis français et cela nous a vraiment mis en valeur avec nous quatre en demi-finale du tableau junior (Arthur Fils, Sean Cuenin et Giovanni Mpetshi Perricard). C’est sûr que je suis plus connu maintenant qu’avant Roland mais je ne sens pas de la pression par rapport à ça.

Ce titre vous a ouvert les portes de certains tournois comme le tournoi de Montpellier, le Masters 1000 de Paris, ou encore Monte-Carlo, où vous avez reçu des invitations.

C’est sûr que jouer des gros tournois comme ça et de faire partie du tournoi avec les meilleurs joueurs du monde, de voir l’ambiance, comment cela se passe, comment les meilleurs évoluent dans un tournoi, cela me donne beaucoup d’expérience. Et de pouvoir jouer aussi en match contre les meilleurs joueurs du monde, cela me permet de voir le chemin qui reste à faire.

Justement, où vous situez-vous sur ce chemin qui reste à faire ?

Je travaille dur tous les jours et je progresse tous les jours. J’apprends des nouvelles choses à chaque fois que je joue et j’essaie de m’appuyer dessus pour progresser.

"Alcaraz et Rune, ce sont des ovnis"

Il y a l’envie d’intégrer le tableau final cette année ?

Roland reste un moment inoubliable dans ma carrière et j’y penserai toujours, tous les ans quand je jouerai Roland. C’est normal que j’ai un lien très fort avec ce tournoi, et cela me donne encore plus envie de réussir cette année et dans les prochaines années. Je donnerai le meilleur de moi-même pour sortir la meilleure prestation possible. Si jamais j’ai l’occasion d’avoir la chance de jouer un tableau final à Roland, le court cela ne m’importe pas tant que j’ai la chance de jouer le tournoi.

Cette année, Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon disputent leur dernier Roland-Garros. Tsonga arrêtera sa carrière après le tournoi. Vous faites partie de cette jeune génération qui va être sur les tournois sur la prochaine décennie. Il y a l’envie de reprendre le flambeau ?

Les quatre Français (avec Gasquet et Monfils, ndlr) ont été monstrueux, ils ont eu une carrière exceptionnelle. On ne peut rien leur reprocher, ils ont porté le tennis français très haut durant de longues années, cela me ferait plaisir de prendre le relais. Cela me ferait plaisir de pouvoir y arriver, et je donnerai tout pour le faire.

Avez-vous l’impression parfois de souffrir des comparaisons par rapport à des joueurs incroyables comme Carlos Alcaraz ou Holger Rune ?

Il y a deux joueurs nés en 2003, Alcaraz et Rune, qui sont vraiment très très forts. Ce sont des ovnis comme vous l’avez dit. On ne peut que prendre exemple sur eux, s’en inspirer. On espère pouvoir s’en rapprocher. Après, nous reprocher d’être en retard, je ne pense pas. Si on regarde le classement des moins de 18 ans, avec Arthur Fils, on est les deux premiers. Je ne pense pas que l’on soit en retard, ce sont surtout eux qui sont très, très en avance.

Vous êtes 381e au classement, est-ce qu’il y a un objectif de classement pour être dans les clous des qualifications des Grand Chelems par exemple ?

Je me fixe des objectifs sur le jeu que je produis, les intentions que j’ai. Si je m’entraîne bien, que je suis focalisé dessus et que je donne tout tous les jours, forcément le travail va payer. Je vais pouvoir enchaîner les résultats pour faire partie du Top 200 et monter de jour en jour.

Propos recueillis par Anthony Rech