RMC Sport

Roland-Garros: Osaka va boycotter les conférences de presse

Dans un message posté mercredi soir sur ses réseaux sociaux, Naomi Osaka a expliqué qu'elle ne prendrait pas part aux conférences de presse durant Roland-Garros, qui se déroulera du 30 mai au 13 juin. La Japonaise entend préserver "sa santé mentale".

Naomi Osaka a-t-elle lancé le début d'un conflit ouvert avec les journalistes mercredi soir? La n°2 mondiale a, en tout cas, jeté un gros coup de froid à quelques jours du début de l'édition 2021 de Roland-Garros.

Dans un message relayé sur ses réseaux sociaux, la Japonaise explique qu'elle n'assistera pas aux conférences de presse durant toute la quinzaine du Grand Chelem parisien : "j'ai souvent ressenti que les gens n'ont pas de considération pour la santé mentale des athlètes, et cela se confirme quand je vois une conférence ou lorsque j'y participe. Je me suis souvent retrouvé à répondre à des questions qui ont déjà été posées plusieurs fois, ou des questions qui sèment le trouble dans nos esprits, et je ne vais pas me soumettre à des gens qui doutent de moi", écrit-elle.

"J'ai vu beaucoup d'athlètes se décomposer dans une salle de presse après une défaite"

Osaka poursuit en expliquant qu'elle a vu plusieurs joueurs ou joueuses être en difficulté et plonger un peu mentalement en conférences de presse après des défaites ou lors de périodes compliquées. "J'ai vu beaucoup d'athlètes se décomposer dans une salle de presse après une défaite et je sais que vous aussi. Je pense que la situation entière est comme frapper quelqu'un à terre et je ne comprends pas le raisonnement derrière cela."

La vainqueure de l'Open d'Australie en début d'année anticipe déjà l'amende qu'elle va recevoir pour ne pas se présenter en conférence de presse et espère que son geste aura des répercussions. "Ne pas participer aux conférences n'a rien de personnel envers le tournoi. Des journalistes m'ont interviewée depuis que je suis jeune, et j'ai une relation amicale avec la plupart d'entre eux. Cependant, si les organisateurs pensent qu'ils peuvent continuer à dire 'Participez ou vous recevrez une amende', et continuent à ignorer la santé mentale des athlètes qui sont la pièce centrale de cette coopération, alors laissez-moi rire", conclut-elle.

CP