RMC Sport

Roland-Garros : Tsonga, un héros très discret

-

- - -

Qualifié pour les demi-finales de Roland-Garros après sa victoire sur Nishikori, Jo-Wilfried Tsonga ne veut pas quitter sa bulle à deux jours d’affronter Stanislas Wawrinka. Le Français s’est entraîné à couvert ce mercredi, à l’écart de la pression et à l’abri des regards indiscrets.

Il aurait mérité son petit bain de foule, tant Jo-Wilfried Tsonga a frappé fort hier, en s’offrant le 4e joueur mondial, deux jours après avoir battu le numéro 5, et se qualifiant pour sa deuxième demi-finale Porte d’Auteuil après celle de 2013. Mais le Français ne veut pas sortir de sa bulle. Bien dans sa tête, bien dans son tournoi, bien dans son tennis, Tsonga mène sa barque comme il l’entend, et a préféré faire dans la sobriété ce mercredi. Son entourage a même demandé à l’organisation de ne communiquer en rien sur ses faits et gestes, et encore moins sur sa localisation, afin de ne pas polluer sa concentration.

Arrivé en début d’après-midi sur le site, le Français s’est immédiatement dirigé vers le Players Lounge, l’espace dédié aux joueurs, où il a été accueilli par Gustavo Kuerten qui l’a longuement félicité. « Quand je l’ai vu, Guga m’a dit en riant : « Tu as fait comme moi ! » (en référence au "Roland je t'aime" que Tsonga a gravé sur l’ocre après sa victoire, rappelant le cœur qu’avait coutume de faire le Brésilien, ndlr). Le cœur de Guga, j’avais trouvé ça fabuleux à l’époque. Moi l’idée m’étais venue il y a quelques années, et hier, avec cette ambiance, je me suis dit que c’était le moment. » 

-
- © -

« J’aborde les choses différemment »

Tsonga est ensuite parti s’entraîner, à l’abri des regards, au centre d’entraînement couvert de Roland. Loin des supporters et des caméras. Et tourné tout entier vers la demi-finale, où l’attend un Stanislas Wawrinka monstrueux au tour précédent face à Federer. « C’est un gros match qui s’annonce, j’espère que je vais être à la hauteur, confie le Manceau. J’aborde les choses différemment vu que je les ai déjà vécues. »

Il y a deux ans, il avait coulé à une marche de la finale face à David Ferrer (6-1, 7-6, 6-2), et ne l’a pas oublié. Vendredi, ce douloureux accroc pourrait lui servir à gérer tout autrement l’événement, et pourquoi pas le conduire vers la deuxième finale de Grand Chelem de sa carrière, après l’Open d’Australie... 2008.