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Tsonga : « Si je n’avais aucune chance contre Nadal… »

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Déterminé et confiant, Jo-Wilfried Tsonga s’apprête à disputer son 6e Roland-Garros. Arrivé en quarts de finales l’an dernier (battu en 5 sets par Novak Djokovic), le n°8 mondial aborde sereinement le tournoi, et rêve toujours de succéder un jour à Yannick Noah, 30 ans après.

Comment appréhendez-vous Roland-Garros ?

C’est l’objectif numéro 1. Ça l’a toujours été. Au départ, ce n’était pas la surface sur laquelle j’étais le plus à l’aise. Mais au fil des années, je joue de mieux en mieux. C’est une grosse marche, il y a beaucoup de concurrence. Rafael (Nadal), Novak (Djokovic) et Roger (Federer) restent les rois. Mais tout est possible. Si ce n’était vraiment pas possible de battre Nadal, s’il n’y avait ne serait-ce qu’un petit pourcentage de chance d’y arriver, je serais resté chez moi.

Vous êtes le n°1 Français, cette place vous permet-elle d’aborder le tournoi avec plus d’assurance ?

Être numéro 1, je m’en fous, en fait ! Ce qui m’importe, c’est de gagner, leader ou pas. C’est ce pour quoi je vais à l’entrainement chaque jour, et que je donne le meilleur de moi-même chaque seconde, c’est pour ce petit moment avec le trophée dans les mains. Mais quoi qu’il arrive, je donnerai le maximum jusqu’à la fin de ma carrière.

Succéder à Yannick Noah, est-ce un rêve de toujours ?

Je n’ai pas eu la chance de vivre la victoire de Noah en 1983. Mais moi aussi, j’aimerais vivre un moment comme ça. Après Noah, il y a aussi eu des joueurs extraordinaires qui ont gagné Roland-Garros : Gustavo Kuerten, André Agassi, Rafael Nadal… On a tous rêvé, moi le premier, de soulever le trophée, mordre la petite branche… Aujourd’hui, on n’a pas encore eu de Français pour reprendre le flambeau. On aimerait tous que ça change.

Que vous inspirent les forfaits de Del Potro et Murray ?

Ce n’est ni négatif ni positif. Parce que, bien que ce sont des joueurs capables de pousser les meilleurs dans leurs retranchements et de les fatiguer, ils n’étaient clairement pas favoris sur ce Roland-Garros. Ce ne sont pas des joueurs emblématiques. Donc, qu’ils soient là ou pas

Depuis le début de d’année, vous vous entraînez avec Roger Rasheed, qui a notamment travaillé par le passé avec Gaël Monfils… Pourquoi lui ?

Il avait l’état d’esprit que je voulais avoir à mes côtés. J’étais un peu dans le creux de la vague, je ne savais plus trop où aller, et j’avais besoin de quelqu’un qui me rebooste, qui me redonne le goût de l’effort. Et avec Roger, c’était ce qu’il y avait de mieux.

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Propos recueillis par Nicolas Jamain