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US Open: Tsitsipas règle ses comptes sur les pauses vestiaires, "tout le monde est contre moi"

Malgré une attitude une nouvelle fois provocante face à Carlos Alcaraz, au 3e tour de l'US Open, Stefanos Tsitsipas ne comprend pas les critiques qui s'abattent sur lui.

Stefanos Tsitsipas est tombé de haut à Flushing Meadows, vendredi soir. Le Grec a perdu bien plus qu’un match de tennis et l’occasion d’inscrire son nom au palmarès de l’US Open. Il est non seulement passé à côté d’un rendez-vous majeur, mais il a en plus agacé ses pairs avec ses pauses vestiaires interminables et une attitude parfois perçue comme arrogante, hautaine, sinon provocante. Ce dont il s’est toujours défendu. Reste que son image est écornée. Depuis le début du tournoi, les critiques n’ont pas manqué de pleuvoir sur la façon qu’il a d’user jusqu’à la corde de ces pauses vestiaires que le règlement ATP n’encadre pas.

La première salve est venue d’Andy Murray. "J’ai perdu tout respect pour lui", pestait le Britannique, qui en rajoutait une couche le lendemain. Puis c’était au tour du Français Adrian Mannarino de souligner l’étrangeté de son comportement, dont certains ont estimé qu’il était antisportif. Alexander Zverev s’en est plaint plus d’une fois, notamment à Cincinnati quelques jours plus tôt, accusant même son adversaire de profiter de ces pauses pour communiquer par texto avec son père, qui est aussi son entraîneur. Ne tenant compte d’aucune critique, Tsitsipas a renouvelé les pauses vestiaires.

Tsitsipas: "Toutes ces accusations sont complètement fausses"

Mais il n’est pas parvenu à abuser le public new-yorkais, qui l’a pris en grippe. Face à Adrian Mannarino comme face à Alcaraz la nuit dernière, Tsitsipas a récolté les huées du public. Contre l’Espagnol, il a aussi été nerveux comme rarement, dans un duel certes chargé en électricité, écopant notamment de deux avertissements: un pour une violation de temps entre deux services et un autre pour avoir reçu un conseil de son père, lors du jeu décisif du 3e set, perdu ensuite.

Il lui a pris d’éructer des "Vamos!" en espagnol. Provocation dont il aurait pu se passer, et qui a eu le don d’agacer son adversaire, soutenu par le public avec des huées une nouvelle fois dirigées contre Tsitsipas. Son état de nervosité s’est prolongé en conférence de presse où il a déploré les accusations dont il est l’objet, s’estimant seul contre tous. Pas une seule fois il n’aura saisi l’occasion d’entamer une quelconque remise en question.

"Toutes ces accusations sont complètement fausses, s’est-il seulement défendu. Celle de mon match à Cincinnati était la plus ridicule que j'aie jamais entendu de ma vie. La seule chose que j'ai faite, c'est de passer des vêtements mouillés aux vêtements secs. Apparemment, c'est un gros problème. Ensuite, il y a ces joueurs dont vous savez que tout le monde sait qu'ils prennent beaucoup de temps mais personne ne dit rien. Je ne sais pas pourquoi tout le monde est soudainement contre moi, surtout quand les autres joueurs ne suivent pas les règles."

QM avec AFP