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Affaire Peng Shuai: le CIO affirme avoir de nouveau dialogué avec la joueuse

Alors que la WTA a annoncé la suspension des tournois organisés en Chine, le Comité international olympique (CIO) assure, dans un communiqué, avoir de nouveau échangé par visio avec Peng Shuai, dont la disparition inquiète le monde du tennis.

Le Comité international olympique s'est de nouveau entretenu mercredi avec la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai, assure l'instance dans un communiqué. Le CIO a répondu ce jeudi aux accusations de complaisance avec la Chine en défendant son "approche humaine" de la situation.

"Nous partageons la même inquiétude que nombre d'autres personnes et organisations au sujet du bien-être et de la sécurité de Peng Shuai", mais "nous avons opté pour une approche très humaine et centrée sur la personne", plaide l'instance olympique dans un communiqué. Un premier échange en visioconférence avec la joueuse avait été rapporté par le CIO le 21 novembre dernier.

Thomas Bach avait obtenu il y a dix jours le premier contact d'un interlocuteur étranger avec la joueuse. Là, c'est "une équipe du CIO" qui a conduit cette deuxième visioconférence "d'une demi-heure", pendant laquelle la joueuse "a semblé être en sécurité et aller bien, compte tenu de la situation difficile où elle se trouve". "Nous lui avons offert un soutien très large, nous resterons en contact régulier avec elle, et avons déjà fixé une rencontre personnelle en janvier" - envisagée lors du premier entretien avec Thomas Bach, précise l'organisation basée à Lausanne.

Le geste fort de la WTA

Cette prise de parole intervient alors que la WTA, par le biais de son président Steve Simon, a annoncé suspendre l'organisation de ses tournois sur le sol chinois, compte tenu de la situation de Peng Shuai. "J'annonce la suspension immédiate de tous les tournois WTA en Chine, y compris Hong Kong. En bonne conscience, je ne vois pas comment je peux demander à nos athlètes de participer à ces tournois quand Peng Shuai n'est pas autorisée à communiquer librement et a, semble-t-il, subi des pressions pour revenir sur ses allégations d'abus sexuels", a écrit Steve Simon dans un communiqué.

Une action à laquelle la Chine a répondu ce jeudi, regrettant la "politisation du sport". Début novembre, Peng Shuai accusait l'ex-vice Premier ministre Zhang Gaoli de l'avoir abusée sexuellement, dans un message publié sur le réseau social chinois Weibo. Message très vite censuré en Chine et après lequel l'ancienne numéro 1 mondiale de double a disparu. Elle était finalement réapparue le 21 novembre, dans un restaurant de Pékin et dans le cadre d'un tournoi de tennis organisé dans la capitale, dans des vidéos publiées par des médias officiels.

https://twitter.com/apobouchery Apolline Bouchery avec AFP Journaliste RMC Sport