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Vendée Globe: ce qui change pour cette édition 2020

La neuvième édition du Vendée Globe, dont le départ aura lieu dimanche (13h02) aux Sables d’Olonne, sera marquée par des innovations technologiques qui permettront aux bateaux d’aller encore plus vite. Mais aussi par la participation de six femmes et une flotte beaucoup plus massive.

La pression monte aux Sables d’Olonne. A 48 heures du départ du Vendée Globe, les marins peaufinent leurs derniers réglages sur leur bateau. Pour cette 9e édition, les changements seront nombreux. Crise sanitaire oblige, le départ se déroulera pour la première fois à huis clos dimanche. La course ne ressemblera pas non plus aux précédentes. Des participants toujours plus nombreux... et nombreuses, aux innovations technologiques, cette édition 2020 aura aussi son lot de nouveautés. 

Un nombre record de participants 

Déjà 29 il y a quatre ans, ils sont cette fois 33 à se lancer dans la grande aventure. Dix-neuf prendront même dimanche le départ pour la première fois. Mais tous ne couperont pas la ligne d’arrivée au début de l’année prochaine. Lors de la dernière édition, 18 sur 29 ont réussi ce tour de force et seulement 11 sur 20 il y a huit ans. Parmi les bizuths, cinq peuvent espérer s’imposer comme Desjoyeaux, Gabart ou Riou pour leur première: Charlie Dalin (Apivia), Sébastien Simon (Arkea-Paprec), Nicolas Troussel (Corum l’Epargne) et Armel Tripon (L’Occitane) avec des bateaux neufs et Kevin Escoffier sur le PRB conçu pour le Vendée Globe 2012.

Six femmes au départ 

Six femmes ont réussi à effectuer le tour du monde en solitaire depuis sa création en 1989. Elles seront autant cette année au départ, dont cinq nouvelles sur les traces d’Isabelle Autissier et Ellen MacArthur. La Grande-Bretagne sera d’ailleurs bien représentée avec derrière l’expérimentée Samantha Davies pour la troisième fois sur la ligne de départ, Pip Hare et Miranda Merron. Trois Françaises espèrent également marquer l’épreuve de leur empreinte : Clarisse Cremer, Isabelle Joschke et Alexia Barrier.

Des bateaux volants bourrés de technologie

Ils étaient apparus il y a quatre ans, mais cette fois les foils ont encore grandi. Les huit bateaux neufs de cette éditions 2020 sont des bateaux volants munis de ces appendices en forme de moustaches qui permettent au bateau de voler au-dessus des vagues dès que le vent souffle à 15 nœuds environ. Les monocoques peuvent alors atteindre des vitesses de 38 nœuds (70 km/h), contre 32 à 33 il y a quatre ans. Une marge importante qui devrait permettre au vainqueur de battre largement le temps d’Armel Le Cléac’h, 74 jours et 3 heures. Les foils ont jusqu’à sept mètres d’envergures et peuvent chacun supporter le poids du bateau proche des 10 tonnes. 

Cette nouvelle génération est également bardée de caméras à l’image du bateau Hugo Boss d’Alex Thomson. Le Britannique pilotera exclusivement à l’intérieur de son cockpit grâce à des écrans et 350 capteurs qui lui permettent de tout savoir sur l’état de santé de son monocoque. En cas de seuil dépassé sur l’un des capteurs, une alarme se met en marche pour éviter la casse. Enfin, pour éviter les OFNI, 18 des bateaux au départ possèdent le système Oscar, un boîtier installé en tête de mât composé de trois caméras permettant de détecter jusqu’à 600m un objet mesurant de 4 à 150m.

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PYL