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Vendée Globe: "La course au large a une utilité dans notre société", selon Gabart

Plus jeune vainqueur de l'histoire du Vendée Globe (29 ans en 2013), François Gabart a livré ses impressions à RMC Sport avant le départ ce dimanche (13h) d'une 9e édition forcément très particulière, en pleine crise sanitaire.

François Gabart, le départ du Vendée Globe, une course en solitaire, sera donné ce dimanche (13h) dans un contexte de solitude, dans une ambiance pesante. Vous n’êtes pas sur la ligne de départ cette année, mais la ressentez-vous?

L’ambiance est différente. Le monde est différent. Le monde est dans une situation particulière. Le monde et la société aujourd’hui sont bouleversés par une crise sans précédent. Le monde d’aujourd’hui ne ressemble pas au monde d’il y a quatre ans ou d’il y a huit ans. Je pense qu’on peut remonter comme ça jusqu’au départ du premier Vendée. Ce monde est très différent, et quelque part, il n’y a pas que les marins du Vendée Globe, tout le monde est touché par cette situation particulière. Les marins aussi. Dans ce contexte, on peut se réjouir d'assister au départ, je pense que c’est vraiment très positif, on a la chance énorme d’avoir cette course. On va avoir un petit monde de liberté, d'émerveillement avec ces marins qui partent. Par contre, c’est vrai, dans des conditions un peu particulières, on ne pourra pas avoir cette fièvre collective, cette magie, qu’il y a normalement le long du chenal aux Sables d'Olonne, sur les plages. Ce ne sera pas le cas cette année. Néanmoins, la course part, les marins vont vivre une émotion particulière au moment de larguer les amarres. Il y aura forcément une émotion très forte, elle sera différente des autre années, mais derrière, il y aura une course. Quelque part, la normalité va reprendre le pas lorsque la ligne de départ sera franchie.

Est-ce qu’on peut culpabiliser de s’en aller comme ça, en ayant l’impression d’abandonner les gens? Certains ont parlé d’un vrai dilemme...

Quelque part, je comprends. Peut-être qu’il y a des situations particulières aussi, que sur les 33 marins, les proches de certains ont la Covid. On ne sait pas, et je pense que ce n’est pas le sujet de rentrer dans les histoires personnelles de chacun. Si on reprend l’histoire du Vendée Globe, peut-être que des marins sont partis avec des proches qui pouvaient être malades, il y a plein d’histoires. A titre personnel, ce que je peux dire, c’est que quand je suis parti sur le Vendée Globe, mon fils aîné, il était tout bébé. Évidemment, tu culpabilises de laisser ta famille, tes proches, ta femme et ton fils, et plus tard, quand j’ai fait d’autres tours du monde, mes enfants. Évidemment qu'on peut se poser des questions.

Certains se disent peut-être: "Mince, on aurait peut-être pu se battre à leurs côtés"?

D’une manière plus globale, je fais partie de ceux qui croient profondément que, plus que jamais, notre société a besoin de liberté. Plus que jamais, notre société a besoin de récréation, de sport. Plus que jamais, le rôle de la course au large est d’amener ce moment un peu plus récréatif dans la société. C’est le cas de la course au large et du Vendée Globe, depuis toujours. Quelque part, ils amènent tous les quatre ans, dans l’hiver parfois un peu maussade - parce que ça part toujours autour du mois de novembre - un peu de liberté, de rêve. Je crois que c'est le vrai sens de la course au large, c’est pour ça que la course au large a une utilité dans notre société, comme la musique, le sport de manière plus générale, les arts, la culture. On a besoin de ça. Les marins jouent leur rôle aujourd'hui, en prenant le départ malgré tout. Franchement, je suis super content pour la course au large, ce n’était évidemment pas simple pour l’organisation. Je suis content que les marins nous fassent rêver, on en a besoin. Cette course aura probablement un succès particulier, un contexte très particulier dans les heures qui viennent ce week-end, avant le départ. Mais on a besoin de ça. C’est le rôle des marins, je les remercie de partir. Et je leur demande: "Faites-nous rêver", parce qu’on en a besoin cet hiver.

Qu’est-ce qui fait du Vendée Globe le summum du défi?

Je pense qu’on fait de la course au large parce qu’on rêve de traverser les océans, passer d’un continent à l'autre. Il y a quelque chose de très universel, de très absolu qui est de faire le tour du monde. Sans minimiser le Vendée Globe, qui est la course absolue, j’ai eu la chance de faire un tour du monde en multicoques, c’est clairement loin d'être neutre. Et je ne veux pas les classer, parce que ce sont deux choses à la fois très différentes et qui se rejoignent en même temps. Le Vendée Globe, c’est la course qui nous fait rêver parce qu’on a 33 hommes et femmes au départ, qui vont faire le tour de la planète, dans un bateau à voile. C’est très simple à comprendre, ça représente un rêve que beaucoup de gens ont. Pour les marins, c’est un rêve, une forme de consécration, quelque chose qui peut être partagé et compris par beaucoup de gens.

En dépit du bond technologique constaté chaque année, le Vendée Globe reste une extraordinaire aventure humaine?

Complètement. Je pense que ça reste une aventure humaine énorme, exceptionnelle, et qui, pour moi, évolue avec notre société. Le monde évolue, la technologie avec, et le Vendée Globe aussi, mais l’aventure est toujours là.

Sur les innovations technologiques et ces bateaux volants, il y a les foilers: quelle est la part de risque, sachant que ce type de bateau n’a jamais fait le tour du monde?

C’est vrai qu'on a tendance à considérer qu’ils ne sont plus tout à fait neufs une fois qu’ils ont fait le tour du monde. Dans la définition qu’on donne d’une manière assez commune sur ce type de bateau, on considère qu’ils sont neufs quand ils n’ont pas encore fait le tour du monde ou quand ils ont été mis à l’eau après le dernier Vendée Globe. C’est une espèce de définition qu’on se donne. En réalité, il y en a certains qui ont déjà traversé l’Atlantique plusieurs fois, et d’autres qui, en effet, n’ont pas fait beaucoup de milles et qui n‘ont pas encore traversé l'Atlantique, par exemple. C’est vrai que ça fait des différences, forcément. C’est toujours plus compliqué sur ces bateaux neufs qui sont plus récents, qui bénéficient des derniers progrès techniques, avec de potentielles performances très élevées, mais qui ne sont pas forcément fiabilisés, comme pourraient l’être d’anciens bateaux. C’est un équilibre à trouver. C’est rarement un bateau très vieux qui a gagné, mais c’est rarement aussi le tout dernier bateau né, mis à l'eau, qui a gagné. On peut faire des statistiques sur les trente dernières années, mais ce n’est pas suffisant pour avoir des certitudes sur le déroulé d’une course. Il y a un équilibre à trouver entre ne pas avoir bateau trop âgé, trop ancien, et ne pas non plus avoir bateau trop neuf, dans le sens où il n'est pas suffisamment fiabilisé.

Les uns sont-ils plus exigeants que les autres?

Tous les bateaux ont leur propres exigences et difficultés. Ce qui rend la chose finalement plus exigeante et difficile, c’est justement que ça reste l’humain et le skipper qui met le curseur là ou il veut bien le mettre. On peut naviguer sur un très vieux bateau, qui ne va pas aller très vite, et néanmoins se donner, s’engager physiquement, et mentalement, très fort dans la course. On peut aussi naviguer sur un bateau très récent et ne pas être à fond. C’est le skipper, et sa volonté de rentrer dans la course, qui met le niveau d’exigence.

Quelles sont les innovations technologiques que l’on ne voit pas forcément, à l‘intérieur du cockpit notamment ? Un bateau en particulier vous a-t-il impressionné par sa conception?

Ce qu’on voit et dont on va beaucoup parler pendant tout l'hiver, ce sont les foils, qui sont arrivés depuis maintenant quelques années sur ce bateaux-là. Ils sont relativement visibles, c‘est très visuel d’ailleurs, surtout quand le bateau navigue. A priori, on va avoir de très belles images au départ, parce qu’il y aura du vent. Les bateaux à foils vont justement pouvoir montrer tout leur potentiel. Je trouve que c’est assez bien réparti dans l'ensemble. Il y a plein de belles choses dans tous ces projets, plein de bonnes idées. C’est assez sympa. Il n’y a pas pour moi un bateau qui sort complètement du lot. J’ai travaillé sur un projet, donc je ne suis pas complètement objectif quand j'analyse la situation. J’ai travaillé avec mon équipe sur le bateau Apivia de Charlie Dalin. On est très fiers et très contents du boulot qu’on a fait. C’est un super bateau. Si je devais prendre le départ, je serais très content de partir sur ce bateau.

Pour quelle raison?

C’est un bateau qui est bien né, il est très complet. Est-il le plus rapide dans certaines conditions ? Peut-être pas, mais j’ai l’impression que c’est un bateau très complet, adapté par rapport à ce que je définis, à ce que Charlie définit, ce qu’on a défini dans l'équipe. C'est Charlie qui avait ce cahier des charges, qui l’a écrit. C’est un bateau qui nous paraît suffisamment complet pour prétendre à la victoire finale dans ce Vendée Globe. Mais encore une fois, il y a d’autres bateaux très performants qui répondent très bien à ce cahier des charges, quand d’autres sont parfois plus extrêmes et très rapides dan certaines conditions, mais ne remplissent pas toutes les cases dans d'autres conditions. Chacun fait son chemin. J’ai toujours cette fascination pour ces bateaux-là, on a quatre architectes différents, autant de foils et de formes de foils que de bateaux sur la ligne de départ. Il y a une certaine diversité dans la recherche et l’innovation. Je trouve ça hyper intéressant et super riche. Il y a plein d’idées et d'ingéniosité sur tous les bateaux. Et ça, en tant que spectateur attentionné et averti, ça comble parfaitement ma fascination pour ces bateaux.

Deux noms ressortent pour la gagne, ceux de Jérémie Beyou et Alex Thomson. Qu’en pensez-vous ? Pourquoi pas un challenger comme Charlie Dalin?

C’est très difficile de faire des pronostics. On me demande depuis plusieurs mois déjà que je donne trois noms. Ce n'est pas évident. Je crois qu’il y a quand même, en effet, une tendance, avec trois ou quatre skippers qui sortent un peu du lot. J’avais dit Jérémie Beyou sur Charal. Charlie Dalin évidemment, d’une manière non objective de toute façon, mais clairement, pour moi, il fait partie des favoris. Alex Thomson sur Hugo Boss également. Si je ne devais en citer que trois, je citerais ces trois-là. Et après, derrière, Thomas Ruyant qui a aussi montré plein de belles choses et qui est sur une super dynamique actuellement. Il y a huit ans, au départ du Vendée Globe 2012, je donnais trois nom qui, pour moi, avaient trois projets marins qui étaient en avance par rapport aux autres: Vincent Riou, Armel Le Cléac’h et Jean-Pierre Dick. J’assume toujours ce pronostic huit ans après. Je pense toujours que ces trois bateaux avaient une longueur d’avance. L’histoire du Vendée Globe montre que ce n’est pas si évident que ça. De la même façon, il y a quatre ans, c’était difficile de ne pas citer Armel le Cléac'h parmi les favoris, et il a gagné. J’en cite trois cette année. On ne peut pas tous les citer, mais voilà, ce qui est génial dans cette course, c’est que le plateau est super.

Avec beaucoup de femmes!

Dont Sam Davies, évidemment, qui peut jouer la gagne. Isabelle Joschke, Clarisse Crémer, peut-être un peu moins la gagne, je pense, même si évidemment, par le jeu des problèmes techniques que peuvent rencontrer leurs adversaires, elles pourraient très bien se retrouver sur le devant de la scène. J’ai un regard très particulier sur Clarisse parce qu’elle va partir avec le bateau qu’on avait construit il y a huit ans, j’ai forcément une affection particulière sur ce bateau. Je suis super content que ce bateau soit là au départ, dans des super conditions, avec un super projet. Je vais avoir un regard forcément très particulier sur ce projet.

Que fait-on généralement à quelques heures du départ ? Comment occupe-t-on ces derniers instants où l’on est encore entouré?

On profite du confort de la vie terrestre, parce qu’on n'aura pas forcément cette chance-là dans les jours qui vont suivre. On profite de toute cette chance que l'on a d'être à terre avec ses proches, dans ces bulles de confinement où le cercle est très restreint. Mais surtout, évidemment, on est concentrés. Parce que devant nous, il y a quelque chose qui est loin d’être évident, quel que soit le niveau de compétition des marins. Cela reste quelque chose de difficile et qui nécessite une concentration. De fait, les marins sont déjà dans leur bulle avec le confinement, mais aussi un peu dans leur bulle mentale, parce qu’ils vont faire quelque chose d'hors norme. Et ils ont besoin d’être déjà dans leur course.

Quel genre de conseil avez-vous glissé à l’oreille de Charlie Dalin?

Charlie est un marin super aguerri, avec un palmarès extraordinaire, c’est un sportif de très haut niveau. C’est son premier Vendée Globe, c’est vrai, mais il a une expérience du large et de la course qui est très, très importante. Si je devais apporter quelque chose à Charlie, et en effet, dans les échanges qu’on a pu avoir ces dernières semaines ou ces derniers mois, je pense que la notion de gestion du long terme me paraît importante. D’arriver à bien gérer son énergie pour être le plus performant possible sur ces trois mois, essayer de ne pas perdre d’énergie inutilement, avant ou après la course. Essayer de naviguer, sur un rythme fortement élevé parce qu’il joue la gagne, je ne dis pas qu’il faut partir doucement, mais à son rythme. Je l'espère le plus élevé possible, mais en tout cas d'être à son rythme, pas celui des autres. Le rythme qui lui permettra d’être capable de tenir sur l’ensemble du tour du monde. Cela va être forcément dur. Il ne peut pas se permettre de perdre de l'énergie sur des choses qui ne sont pas nécessaires et parfaitement dispensables. La subtilité et l’énorme difficulté du Vendée Globe, et d’une manière générale, de toutes les courses au large, c’est vrai que sur le Vendée Globe, c’est peut-être plus exacerbée, c'est qu’il faut réussir à trouver cet équilibre. C’est loin d'être évident, mais c'est le jeu, c’est la question difficile. Quelque chose que je lui ai dit, et que j'aurais tendance à dire à tous les marins, c’est qu’il n’y a pas une réponse à ça, j’en suis convaincu et persuadé. Il n’y a pas une recette miracle. On ne peut pas répondre au questions que se posent les marins. Ils n’ont pas ces réponses, mais ils vont les trouver pendant la course. C'est quelque chose d’assez fabuleux. Les marins partiront en ayant plein de questions en tête. La réponse n’est pas encore là. Elle va être résolue sur le chemin, je trouve ça beau. La course est belle pour ça. Parce que chacun va avoir sa propre histoire à écrire...

C’est un peu la vie, non?

On peut faire ce parallèle, en effet. Les parents peuvent donner des conseils à leurs enfants, les accompagner. Par expérience, les parents donnent des conseils à leurs enfants. Néanmoins, ils n’ont pas la réponse. On ne peut que les accompagner, donner des conseils, mais pas de réponse. La course au large est une belle métaphore de la vie. Les marins se posent des questions, comme tout un chacun tout au long de la vie. Il n’y pas de réponse, chacun a sa propre vérité. Les marins vont devoir trouver leur chemin. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne faut pas écouter ses copains, ses parents, ses proches. Pour les marins, il faut écouter l’expérience telle qu’elle existe, à droite, à gauche, mais essayer de trouver son propre chemin. Il ne faut pas faire de copier coller, ça ne fonctionne pas, j’en suis intimement convaincu.

Vous allez participer à l’aventure en ligne Virtual Regatta avec Click&Boat. Qu’est-ce qui est le plus grisant ?

Ce que je trouve très, très chouette, et qui est suffisamment rare pour être noté, c’est qu’au final, dans ce jeu, chaque joueur va se poser la même question que les marins du Vendée Globe. Dimanche, à 13h, 33 marins vont se poser la question de quel cap ils vont prendre. Les marins virtuels vont devoir se poser la même question. Évidemment, côté réel, il y a plein d'autres questions à se poser, ça ne se résume à prendre un cap. La réalité est plus complexe. Néanmoins, il y a une question qui est fondamentale et éminemment importante de la course au large, qui est la stratégie, la trajectoire, la compréhension de la météo. Je trouve fabuleux d’avoir un jeu comme ça. On se met de fait dans la peau d’un marin du Vendée Globe. C’est aussi un excellent outil pédagogique. J’admets qu’on fait un sport qui est loin d'être évident. Les bateaux ne vont pas tout droit, ils jouent avec la météo. Il y a une compréhension de la météo qui est loin d'être évidente pour le grand public. C’est un outil pédagogique extraordinaire pour expliquer ce qu’est un anticyclone, ce qu’est une dépression, pourquoi on ne peut pas aller tout droit, qu’il faut contourner ces éléments-là, pourquoi un bateau va faire plus de chemin mais va avoir des conditions favorables. Ce qui permet au public de mieux comprendre et de mieux suivre la course.

Justement, la journée d’un marin à bord, par quoi est-elle rythmée?

Le nombre d'heures qu'on se pose sur les questions stratégiques et météorologiques est super important. Ce sont des questions qu'on se pose en permanence, 24h/24. Après, concrètement, il doit y avoir trois ou quatre heures par jour où on est, d’une manière assez exclusive, concentrés, à 80 ou 90%, sur ce sujet. On regarde à droite, à gauche, on règle les voiles. On essaye de faire avancer le bateau le plus vite possible en même temps. Cela représente en tout cas une part non négligeable et très importante de l’agenda du marin. Évidemment, par contre, dans le réel, il y a plein d’autres choses à gérer. Il faut faire avancer vite le bateau, réparer ce qui va se casser. Plein d’éléments que le joueur virtuel n’aura pas à gérer. C’est un sujet très important. Pour faire très, très simple, sur une course au large, il faut aller vite au bon endroit. Pour aller vite, il faut bien régler son bateau, bien le barrer et le réparer éventuellement, quand on a des problèmes. Et pour être au bon endroit, il faut choisir le bon cap. Cela reste une question majeure et fondamentale de la course au large. On ne peut pas gagner une course si on ne va pas au bon endroit, donc ça nous occupe quand même pas mal de temps. 

Êtes-vous toujours à la recherche de sponsors pour votre trimaran Ultime?

Sur l’eau, il faut aller vite au bon endroit. Et à terre, il faut construire des bateaux, faire en sorte qu’ils soient le plus performant possible. Il faut aussi être capable de les financer. Je passe aujourd’hui le plus clair de mon temps sur cette prospection, ce qui fait partie de la vie du marin à terre. C’est pourquoi je vais faire attention aussi à ne pas passer vingt heures par jour sur Virtual Regata. Parce que ce n’est peut-être pas la meilleure solution pour trouver un partenaire.

Vos projets sont-ils en bonne voie? 

Les choses avancent. Je n’ai rien à annoncer aujourd’hui, mais je suis optimiste, j’ai plein de pistes qui avancent dans le bon sens. J’ai la chance d’avoir autour de moi beaucoup de gens qui m’aident, des discussions très constructives. Je ne suis encore, comme on dit chez nous, les marins, au vent de la bouée. C’est une expression très "voilistique", ce qui veut dire qu’il y a encore du vent à remonter, plein de portes à ouvrir. J’ai la chance d’avoir assez peu de portes fermées, mais il en reste encore quelques-unes à ouvrir. Et c’est assez passionnant. Tant que je pourrai les ouvrir et qu’elles ne seront pas parfaitement fermées à clé, je m'y efforcerai.

dossier :

Vendée Globe

Quentin Migliarini