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F1: le rapport d'enquête sur le crash de Grosjean dévoilé

La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a dévoilé ce vendredi le rapport sur l'accident de Romain Grosjean, survenu le 29 novembre à Bahreïn. Plusieurs pistes d'améliorations ont été identifiées pour améliorer la sécurité des pilotes.

On sait désormais exactement comment s'est déroulé le calvaire de Romain Grosjean à Bahreïn. Le rapport sur l'enquête technique de son accident de Formule 1 survenu le 29 novembre dernier a été dévoilé vendredi par la Fédération internationale de l'autombile (FIA). L'expertise met en lumière tout un tas de détails, et notamment quelques chiffres précis de ce qui aurait pu coûter la vie au pilote français.

Au volant de sa Haas, Romain Grosjean a perdu le contrôle alors qu'il roulait à 241 km/h. Sa voiture a ensuite heurté le rail de sécurité du circuit de Sakhir à 192 km/h. La force de l'impact a été mesuré à 67g, soit 67 fois le poids du pilote. Il n'a pu sortir de sa monoplace, coupée en deux au milieu des flammes, qu'après 27 secondes.

Des améliorations envisagées

Les conclusions de cette enquête, mêlées à celles de 18 autres rapports effectués en 2020, ont permis à la FIA d'identifier une série de pistes pour renforcer encore la sécurité sur les circuits. "Des leçons importantes ont été tirées de l'enquête qui feront progresser notre mission d'améliorer la sécurité en Formule 1 et dans le sport automobile", a assuré vendredi Jean Todt, président de l'instance.

La discipline reine du sport automobile va ainsi se pencher sur une amélioration de la résistance au feu des gants des pilotes (Grosjean ayant été brûlé aux deux mains), le fonctionnement des extincteurs placés dans les cockpits, les extincteurs dont sont munis les véhicules de secours ou encore la formation aux incendies des intervenants locaux sur les circuits.

Les barrières de sécurité, dans lesquelles la monoplace du Français s'est encastrée, sont également examinées. Dans le choc de Romain Grosjean, la barrière du milieu a cédé, alors que celles du haut et du bas se sont déformées.

Jean Todt n'a toutefois pas manqué de souligner que les mesures de sécurité d'ores et déjà appliquées, avec notamment les tenues ignifugées, la cellule de survie (dans laquelle se trouve le cockpit) et le halo au-dessus de la tête du pilote, ont justement permis à Romain Grosjean de garder conscience. Et surtout de survivre.

Julien Absalon avec AFP