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GP d’Australie : les gagnants et les perdants des qualifs

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Lewis Hamilton a confirmé les bonnes dispositions de Mercedes en signant la pole position du GP d’Australie devant le surprenant Daniel Ricciardo. Jean-Eric Vergne réalise sa meilleure perf (6e) alors que Vettel a calé en Q2.

Les Mercedes sont bien là

Depuis les essais hivernaux jusqu’à Melbourne, Mercedes est l’écurie qui se montre la plus à l’aise avec les nouvelles règles. Le résultat des qualifications en atteste une fois de plus avec la pole pour Lewis Hamilton et la troisième place de Nico Rosberg, qui avait déjà dominé la troisième séance d’essais libres. Pour justifier un peu plus cette domination, la McLaren de Kevin Magnussen pointe en quatrième position et la Force India de Nico Hulkenberg a signé le septième temps. Deux écuries équipées par… Mercedes. Une domination à convertir pendant la course.

La jeunesse (presque) au pouvoir

Il s’en est fallu d’un rien pour que Daniel Ricciardo (24 ans) décroche la pole position sur ses terres. Pour sa première sortie en qualifications avec Red Bull, l’Australien a particulièrement brillé ce samedi matin en tenant le haut de l’affiche devant les monstres du circuit. Le successeur de Mark Webber a cru tenir le temps de référence sur son dernier tour de piste avant que Lewis Hamilton ne le dépasse quelques instants plus tard. Mais sa deuxième place n’a pas effacé les sourires sur les visages des mécaniciens de l’écurie après le fiasco de Sebastian Vettel. Pour sa première qualification, le Danois Kevin Magnussen (McLaren, 21 ans) a aussi bluffé son monde en signant le quatrième temps avec un moteur Mercedes déjà prêt. Même culot incroyable pour un autre rookie, le Russe Daniil Kvyat (19 ans), 8e temps avec sa Toro Rosso.

Trois champions du monde sur le carreau

C’est le principal enseignement de cette séance de qualifications. Trois champions du monde ont été éliminés dès la Q2 : Jenson Button (McLaren), Sebastian Vettel (Red Bull) et Kimi Räikkönen (Ferrari). Ce dernier, alors 9e temps, a payé cher un surplus d’engagement en terminant dans le mur. Une sortie de piste qui a provoqué l’apparition du drapeau jaune, gênant ainsi Vettel, alors 12e, dans sa quête d’une remontée au classement. L’Allemand a finalement échoué à se qualifier pour la Q1 pour la première fois depuis le Grand Prix de Belgique en 2012, soit 27 courses. Une première victoire dimanche apparait hypothétique. Les statistiques en attestent : jamais le quadruple champion du monde n’a remporté un Grand Prix lorsqu’il s’est élancé au-delà de la troisième place sur la grille de départ.

La meilleure perf de Vergne, Grosjean au fond du trou

Hors des clous pour la Q1 au moment de la sortie de piste de Kimi Räikkönen, Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) a réussi un joli tour de passe-passe pour finalement s’inviter au dernier bal des qualifications. Le Français n’a alors pas manqué l’occasion de briller en signant le sixième temps, soit le meilleur résultat de sa carrière (une place de mieux qu’au Canada en 2013). Alors que la pluie menace Melbourne ce week-end, le Français, qui apprécie ces conditions humides, a un coup à jouer dimanche. Rien ne va en revanche pour Romain Grosjean. Si Lotus a annoncé qu’elle ne serait pas prête pour les premiers rendez-vous de la saison, cela s’est vérifié ce samedi. Dernier temps avant que la pluie ne s’invite à la fête, le Français n’a pas ressorti le bout de son nez. Lors de la troisième séance d’essais libres, il n’avait pas d’ailleurs caché sa frustration en lâchant un « nous n’avons rien résolu » fataliste vers son équipe. La course promet d’être longue dimanche.

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NC