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GP du Japon : Webber pas encore à la retraite

Mark Webber

Mark Webber - -

Mark Webber (Red Bull) a signé la pole position du Grand Prix du Japon. L’Australien, qui arrêtera sa carrière en F1 à l’issue de la saison, devance son équipier Sebastian Vettel, Lewis Hamilton (Mercedes) et Romain Grosjean (Lotus).

Webber a encore du répondant

« Ça faisait longtemps ». Et comment… Quasiment un an et demi. Le 26 mai 2012, au profit d’une pénalité de cinq places infligée à Michael Schumacher, Mark Webber signait la 11e pole position de sa carrière. Le vétéran du paddock (37 ans) en a ajouté ce samedi une 12e, au sortir d’une séance de qualifications où l’Australien aura su jouer avec ses pneumatiques (médium et dur). Et surtout, profiter d’une défaillance de son équipier, Sebastian Vettel. « C’est une super piste. On adore tous rouler ici. En général, ça a été plutôt pas mal pour nous. Sebastian a eu un souci en qualifications. On m’a dit que je pouvais jouer la pole si je voulais. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Webber ne s’est pas gêné. Rentré au garage avant les autres, il a pu observer en spectateur la guéguerre que Vettel, Grosjean et Hamilton se sont livrés pour aller le chercher. Sans réussite… Cette dernière était destinée à l’Australien ce samedi, plutôt malchanceux cette saison… et désormais en passe de réaliser un joli coup pour clôturer sa carrière en F1.

Vettel un brin déçu

On a connu Sebastian Vettel plus expressif et plus volubile, aussi, en conférence de presse. Cette fois, l’Allemand ne s’est pas attardé sur sa séance de qualifications. Parce qu’il a terminé derrière Webber, avec qui les relations demeurent toujours aussi fraîches ? Parce qu’il n’a pas pu signer une quatrième pole position consécutive, un fait d’armes qui aurait encore plus assommé la concurrence en général et Fernando Alonso en particulier, seul obstacle encore subsistant dans sa quête d’un quatrième sacre mondial ?

Non, « Baby Schumi » n’était pas très bavard, voilà tout. La faute au problème de KERS de sa monoplace, qui lui avait valu de rouler huit tours seulement dans la dernière séance d’essais libres. « J’ai eu un problème en qualifications, a confié Vettel. Je ne savais pas si je pouvais me servir du KERS. Mais je ne suis pas du genre à penser que sans cela, avec cela, vous savez ... Mais j’ai aimé cette séance de qualifications et je suis content de cette 2e place. »

Grosjean bien placé, Alonso en retrait

Il a tenté d’aller chercher la 1ère place. Pensé avoir fait ce qu’il fallait pour être sur le podium. Et vu Lewis Hamilton le bouter in extremis de la dernière marche. Romain Grosjean, dans la lignée de ces derniers Grand Prix, semble libéré. Le Français s’élancera en deuxième ligne, derrière les Red Bull de Vettel et de Webber, et aux côtés de la Mercedes d’Hamilton. « Nous savions que ce serait serré avec Lewis pour la 3e place, donc je pense que nous avons fait un bon travail avec cette 4e place, estime Grosjean. On essayera de prendre un bon départ, voir où on est, et après je donnerai le meilleur de moi sur la course, essayer d’être constant, de faire attention à mes pneus. Je vais faire confiance à l’équipe pour choisir la meilleure stratégie. »

Pour Fernando Alonso, pas de révolution. Habitué aux performances moyennes en qualifications, l’Espagnol débutera le Grand Prix en quatrième ligne (8e). A la même hauteur que la… Sauber de Nico Hülkenberg. Vu la combativité qu’il déploie chaque dimanche de course, il ne sera pas à enterrer pour autant. D’autant que le natif d’Oviedo, même s’il a affirmé que le championnat (pilotes, ndlr) était plié, aura à cœur de retarder le sacre annoncé de Vettel. Pour cela, il devra faire mieux, si possible, que sa huitième place dimanche. Ou en tout cas, ne pas faire moins. « Nous devons progresser, nous devons faire mieux demain, a martelé Alonso. Ce n’est pas un très bon week-end pour moi. Je dois progresser pour demain. »

Vergne en feu !

Aux portes de la Q2, Jean-Eric Vergne a eu une bien mauvaise surprise en voyant sa monoplace partir en fumées – c’est le mot – en toute fin de Q1. Des flammes ont commencé à poindre au niveau des roues arrière de la Toro Rosso du Français (freins ? KERS ?), obligeant ce dernier à se ranger sur le côté… Avant qu’une véritable incendie ne se déclare sur la voiture, obligeant les commissaires de course à arroser d’eau le véhicule. Privé de Q2, Vergne est rentré dans le rang. « Depuis le début de l’année, les gens me disent 'garde espoir, la chance tourne'. On arrive à la fin d’année et la chance je ne l’ai toujours pas vu arriver encore, pestait JEV. L'équipe aura beaucoup de travail à faire ce soir, parce qu'il a fallu un certain temps pour éteindre le feu, rapporte JEV. »

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La rédaction