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Hamilton n’espère plus rien

Seulement septième à l’issue des cinq premiers grands-prix, Lewis Hamilton a semble-t-il perdu tout espoir de défendre son titre de champion du monde pilotes cette saison.

Le langage corporel de Lewis Hamilton en Espagne en disait long, très long, sur son état d’esprit tout au long du week-end. Enervement flagrant lorsque les micros s’approchaient, regard assassin, réponses concises et dépourvues des habituels bons mots ou références funky : on rencontrait un Lewis bien moins affable qu’à l’accoutumée. « On n’est pas dans la m… », lâchait-il même, en s’assurant du coin de l’œil que son attaché de presse n’entende rien.

Les choses sont devenues claires pour le Champion du Monde en titre : il n’y aura pas de nouveau départ canon en Europe et de bouleversement de la hiérarchie. En tous les cas, pas un retour de McLaren au niveau requis pour se battre pour le championnat pilotes.

Avec un tour de retard sur le vainqueur et une neuvième place sur le circuit catalan, le Britannique ne pouvait plus se consoler qu’avec la plaque commémorative dédiée par les propriétaires du circuit, comme de coutume pour chaque pilote sacré Champion du Monde. Habitué depuis ses débuts en F1 à avoir à sa disposition une arme redoutable avec laquelle il a pu frôler le titre en 2007 et le remporter en 2008, le jeune homme a du mal à gérer le fait de se mêler au paquet, plus bas dans le peloton. « C’est juste du gâchis qu’on ne m’ait pas donné une voiture avec laquelle je peux défendre mon titre, confiait-il à la BBC. La voiture est mauvaise. Il n’y a aucun espoir. »

Le week-end de Lewis Hamilton a par ailleurs été émaillé de réflexions et moqueries racistes de la part d’une minorité de spectateurs espagnols postés en face du garage McLaren, reprochant toujours au jeune champion d’avoir été celui qui a mené Alonso vers une saison de galère lorsqu’ils étaient co-équipiers chez McLaren en 2007.

Reste que le champion ne doit pas se démobiliser, pour prouver à ses employeurs qu’il peut être aussi le catalyseur dont a besoin l’équipe pour aller de l’avant en période difficile. Hamilton retrouvera peut-être le sourire lors de la prochaine manche, pour le GP de Monaco, dont il est le dernier vainqueur en date.

La rédaction avec Guillaume Navarro