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Hamilton tombe le roi

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Après avoir remporté les deux premiers grands prix de la saison, Sebastian Vettel a rendu les armes ce dimanche face à un Lewis Hamilton maître de la stratégie, au terme d’un Grand Prix de Chine palpitant. L’Anglais de McLaren relance une saison qui s’annonce passionnante.

Hamilton, la leçon du stratège

Et dire qu’il a failli ne pas prendre le départ de la course, gêné par des problèmes mécaniques jusqu’à son arrivée sur la grille. En Chine, Lewis Hamilton (McLaren) a pris tous les risques, optant pour une stratégie à trois changements de pneu, alors que Vettel (Red Bull) choisissait de n’en faire que deux. Une tactique payante pour le champion du monde 2008, plus rapide que son rival dans les derniers tours. « Notre stratégie a été la bonne, témoigne un Hamilton ému aux larmes à l’arrivée. Nos arrêts étaient parfaits. C’est une des courses les plus efficaces que j’ai disputée. Je me sens fier, cette course est dans mon top 3 de victoires. » Hamilton signe la 15e victoire de sa carrière et se replace au deuxième rang du classement général du championnat du monde. 

Vettel, le retour sur terre

Sur une série de quatre victoires consécutives, en comptant ses succès lors des deux derniers Grands Prix de la saison 2010, Sebastian Vettel n’a rien pu faire face à la fantastique maîtrise de course d’Hamilton. « J’ai essayé de me défendre autant que possible contre Lewis mais c’était impossible », a ainsi avoué le champion du monde après la course. Dépassé par la finesse tactique de l’Anglais, Vettel du haut de ses 23 ans promet qu’il a retenu la leçon : « Je suis resté trop longtemps sur ma stratégie à deux arrêts. J’ai perdu du temps. Il faut se servir de ces erreurs pour ne plus les reproduire la prochaine fois. »

Webber, la remontée fantastique

Auteur d’une séance d’essai catastrophique (18e), Mark Webber (Red Bull) a signé un incroyable come-back pour finalement accrocher le podium, terminant à seulement sept secondes du vainqueur. Après un départ prudent, l’Australien, pilote le plus rapide en course lors de ce Grand Prix de Chine, s’est montré irrésistible : « Quand vous voyez que vous êtes 17e après 15 tours, vous pensez que vous n’y arriverez pas, s’est esclaffé Webber en conférence de presse. Mais d’un coup, je me suis senti très à l’aise avec la voiture. Je n’ai jamais abandonné. »

Alonso, c’est grave docteur ?

Incapable de rivaliser avec Red Bull et McLaren, Ferrari se bat aujourd’hui pour la 5e place. Double champion du monde, Fernando Alonso fait peine à voir dans sa monoplace et n’a pu faire mieux qu’une triste septième place à Shanghaï. Quatrième en Australie, sixième en Malaisie, la descente aux enfers semble inéluctable. Les propos d’Alonso à l’issue de la course n’invitent pas à l’optimisme : « La semaine dernière en Malaisie, on avait vu des signes encourageants. Ça n’a pas été le cas ici. La voiture n’a pas changé, alors que les autres progressent. » Cinquième du classement général avec déjà 42 points de retard sur Vettel, Alonso et Ferrari doivent-il déjà penser à la saison 2012 ?

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