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Asvel: le gros coup de gueule de Tony Parker contre les capitaines de Jeep Elite, opposés au Final 8

Le président de l'Asvel Tony Parker n’a pas apprécié l’initiative des capitaines de Jeep Elite, lesquels ont, selon L’Equipe, réclamé, dans une lettre adressée à la Ligue nationale de basket (LNB), l’abandon du Final 8.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Tony Parker a peu goûté l’initiative des capitaines de Jeep Elite, lesquels ont, selon L'Equipe, demandé à la Ligue nationale de basket (LNB) de renoncer au Final 8 pour siffler la fin du championnat à l’issue de la saison régulière. Les joueurs seraient trop fatigués après une saison éprouvante. Un argument difficilement entendable pour le joueur NBA que fut le président de l’Asvel, Tony Parker, pendant près de 20 ans.

"En tant que joueur NBA, qui a enchaîné les matches de saison régulière quatre fois par semaine, plus les play-offs, plus l’équipe de France tous les étés, ce n’est pas moi qui vais dire on joue trop, a-t-il confié au journal L’Equipe. J’ai du mal avec ça. L’année dernière, pas un seul de mes joueurs n’a voulu faire un effort (financier). Ils ont tous dit: 'Je veux 100% de mon salaire!' Bah, si tu veux toucher ton salaire, tu joues."

La Ligue nationale de basket a reçu un courrier signé de tous les capitaines de Jeep Elite, dont Charles Kahudi, le capitaine de Tony Parker, s’inquiétant du maintien du Final 8 (décision attendue en mai): "Je ne suis pas d’accord avec lui, c’est sûr ! Je lui dirai droit dans les yeux: "Il faut arrêter la blague là!” Quand tu vois que les joueurs NBA ont fait 72 matches, 'des back-to-back' sur 'back-to-back' cette année. Nous, on s’est reposés, on a joué de novembre à février un ou deux matches par mois et après, on ne veut même pas jouer."

Tony Parker: "Des limites qu'il ne faudrait pas dépasser"

"Nous constatons que le calendrier actuel nous impose un rythme intense qui rend très difficile la préservation de notre intégrité physique et mentale”, écrivent notamment les joueurs dans leur missive adressée à la LNB. "Franchement c’est une blague, s’est emporté Tony Parker. Par contre, quand on va les voir pour baisser le salaire, là, il n’y a personne. Il faut qu’ils arrêtent. Les joueurs sont payés jusqu’au 30 juin, ce n’est pas comme si on leur en demandait en plus."

Le président de l'Asvel est d'autant plus énervé qu'il alertait, dès le mois de novembre dernier, sur la situation précaire et l'avenir des clubs de basket frappés de plein fouet par la crise économique causée par la pandémie de coronavirus. Dans ce contexte, la fatigue est une justification difficilement recevable pour Tony Parker.

"Tu as été payé pendant tous ces mois, tu étais bien content de toucher ton salaire à 100%. En plus, on parle d’une saison régulière qui finit le 15 juin et le top 8 c’est dix jours après, a-t-ilpoursuivi. Il y a largement assez de temps pour se reposer et préparer les play-offs. Et cela ne concerne que huit clubs sur les dix-huit (...) Tu fais un métier, c’est ta passion et là, tu veux m’expliquer que tu es fatigué, mais tu veux quand même continuer à être payé ? A un moment donné, il y a des limites au système et il ne faudrait pas trop les dépasser."

QM